ASSE : Ruffier a "vécu un an de harcèlement de la part de Puel"

ASSE : Ruffier a "vécu un an de harcèlement de la part de Puel" ©Panoramic, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 08 décembre 2023 à 10h38

Claude Puel a plus que remis en cause le statut de Stéphane Ruffier, presque une légende vivante à l'ASSE, à qui le gardien demande désormais des comptes.



On le savait, la hache de guerre avait été profondément déterrée et même utilisée à plusieurs reprises entre Claude Puel et Stéphane Ruffier, lorsque ces deux-là tentaient de cohabiter à Saint-Etienne de 2019 à 2021, année où l'ancien gardien a finalement pris sa retraite après avoir été licencié pour faute grave. Ce dernier se confie pour So Foot et ne compte pas lâcher l'affaire : "Ce que je veux, c'est uniquement que les dégâts soient réparés et que justice soit faite, car j'ai vécu un an de harcèlement de la part d'un homme qui a monté une entreprise de démolition contre ma personne. Dès qu'il est arrivé, cet individu a voulu dégraisser et a choisi de taper dans le gros. En dégageant Stéphane Ruffier, il s'est offert de la crédibilité pour la suite, sauf qu'il a décidé d'employer la manière très forte en me faisant passer pour un moins que rien, un mec qui n'avait rien à faire dans un groupe et qui semait la terreur dans un vestiaire."

"Je n'ai pas été surpris par Romeyer, vu comment je l'ai entendu parler d'anciens qui avaient fait de belles choses"

L'ex-international français (trois sélections de 2010 à 2015) est en procès contre le club, à qui il réclame sept millions d'euros - le verdict doit être rendu le 15 janvier. Le président Roland Romeyer n'est d'ailleurs pas épargné non plus : "Il ne m'a jamais soutenu mais je n'ai pas été totalement surpris, vu comment je l'ai parfois entendu parler d'anciens joueurs qui avaient fait de belles choses au club."

Stéphane Ruffier précise que le dirigeant l'appelait "fils" mais espère, en conséquence, qu'il ne se comporte pas ainsi avec son propre fils. Il révèle également que l'autre président historique des Verts, Bernard Caïazzo, a un jour envoyé un message demandant aux journalistes de détruire son propre gardien, sauf que par inadvertance l'agent du joueur était dans les destinataires.

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