Barrage L1-L2 - Toulouse : Un adversaire diminué, un dernier match porteur d'espoirs... Le TFC a des raisons d'y croire

Barrage L1-L2 - Toulouse : Un adversaire diminué, un dernier match porteur d'espoirs... Le TFC a des raisons d'y croire©Media365
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Raphaël Brosse, publié le mercredi 23 mai 2018 à 08h38

Auteur de performances décevantes tout au long de la saison, Toulouse doit passer par indécis un barrage face à l'AC Ajaccio pour tenter de se maintenir en Ligue 1. Les Violets peuvent cependant avoir quelques éléments positifs en tête au moment d'aborder cette périlleuse échéance.

C'est un fait sur lequel supporters passionnés et observateurs plus distanciés n'auront guère de mal à s'accorder : le Toulouse FC est en train de réaliser sa pire saison depuis le début de l'ère Olivier Sadran, en 2001. Malgré un effectif plutôt attrayant sur le papier (Issa Diop, Giannelli Imbula, Max-Alain Gradel, Andy Delort...), le club de la Ville rose s'est complètement loupé, finissant l'exercice 2017-2018 avec son plus faible total de points (37 unités) depuis sa remontée en Ligue 1, en 2003. Pourtant, tout n'est pas perdu. Malgré toutes leurs contre-performances, les Violets ont encore la possibilité de sauver l'essentiel. Ils peuvent en effet toujours sauver la place du TFC parmi l'élite du football français. Pour ce faire, il leur faudra prendre le meilleur sur l'AC Ajaccio à l'occasion d'un barrage dont la manche aller se déroule ce mercredi (20h45).

Ajaccio cumule les handicaps


En mai 2017, ce barrage avait été fatal au club de L1. Battu à Troyes (2-1), Lorient n'avait pas su inverser la tendance au retour (0-0) et avait ainsi été relégué à l'échelon inférieur. Méfiance donc, même s'il faut rappeler que l'ACA a dû batailler pour arracher son ticket, et cela dans des circonstances très particulières. Troisièmes de L2, les Corses sont venus à bout du Havre au terme d'un play-off (qui n'existait pas l'an passé) totalement fou et qui s'est conclu aux tirs au but (2-2, 5-3 t.ab.). Par conséquent, les Ajacciens se présenteront face aux Toulousains avec un jour de récupération en moins, trente minutes de prolongations en plus dans les jambes et sans trois des leurs, suspendus suite au match houleux de dimanche (Mathieu Coutadeur, Joris Sainati et Faiz Selemani). Autre élément ayant son importance : en raison des incidents survenus face au HAC, la manche aller ne se déroulera pas à François-Coty mais sur terrain neutre (en l'occurrence au stade de la Mosson, à Montpellier) et à huis clos.

Un dernier match abouti, Durmaz de retour en forme


Tous ces facteurs pourraient favoriser le TFC, opposé à une formation diminuée et qui ne pourra pas compter sur le soutien de son public. « C'est vrai que les signaux sont au vert, a reconnu Michaël Debève en conférence de presse. Maintenant, à nous de faire le nécessaire sur le terrain. » Comme samedi dernier où, face à Guingamp (2-1), les Haut-Garonnais ont sans doute réalisé l'une de leurs meilleures prestations de la saison. « J'ai aimé voir les joueurs plus libérés, aller de l'avant, proposer du jeu, se créer pas mal d'occasions et être récompensés en seconde période. » Souvent décevant, Giannelli Imbula a retrouvé de l'allant face à son ancien club. Debève s'est aussi félicité du retour en forme de Jimmy Durmaz, passeur décisif lors des deux dernières sorties des Toulousains. « Sur cette fin de saison, il est bien en jambes et fait des différences, a affirmé le coach du TFC. Quand nous avons Gradel et Durmaz à ce niveau-là sur les côtés, cela nous rend la tâche bien plus aisée, nous posons beaucoup plus de problèmes aux défenses adverses. » Charge à eux de poursuivre sur leur lancée lors de ce barrage. Afin de sauver ce qui peut encore l'être.

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