L1 - Strasbourg : " Ne pas passer pour des guignols ", la priorité du Racing

L1 - Strasbourg : " Ne pas passer pour des guignols ", la priorité du Racing©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 17 février 2018 à 08h09

Avant de songer à refaire le même coup qu'au match aller contre le PSG samedi (17h00), Strasbourg veut avant tout donner une « belle image » et s'attacher au contenu. Parce que le Racing ne se fait pas d'illusion sur un éventuel relâchement des Parisiens.

Jamais une équipe n'a fait coup double sur une même saison en championnat contre le PSG... depuis Nancy lors de la saison 2011-12. Une éternité à laquelle Strasbourg pourrait mettre fin samedi, lors de son déplacement au Parc des Princes (17h00). Mais les Alsaciens n'en font pas un objectif en soi, loin de là. Bien au contraire, la victoire face à Troyes le week-end dernier (2-1) leur ayant donné un petit matelas d'avance sur la zone rouge bien douillet avant de se rendre dans la Capitale. « Notre préparation ? Avec sérieux, mais avec décontraction, a soufflé Thierry Laurey vendredi en conférence de presse. C'est une équipe invincible chez elle depuis pas mal de temps, qui y met souvent la manière. On sait qu'on ne va pas être accueillis les bras ouverts. Ça va être chaud. Mais le résultat a moins d'importance quand on va à Paris que sur les autres matchs. C'est le contenu qui peut être intéressant. Voir sur un match comme ça comment on peut se comporter face à des joueurs qui sont largement au-dessus du niveau du championnat. »

Laurey : « C'est une histoire de réussite, d'efficacité »

A l'aller, le coach strasbourgeois avait vu et son équipe était devenue la première à faire tomber le PSG cette saison toutes compétitions confondues (2-1). Elle avait encore embêté les Parisiens dix jours plus tard en 8eme de finale de la Coupe de la Ligue (2-4), même si elle avait payé cash deux énormes erreurs sur les deux premiers buts des visiteurs. Pas question pour autant de parler de recette miracle pour Laurey. « Sur l'ensemble des deux matchs, on a été dominés. On a lutté, on s'est accrochés et on a bénéficié, notamment en Coupe de la Ligue, de quelques relâchements. Ils étaient devant et, quand ils le sont, le match est terminé normalement. Mais en championnat, on avait été devant une fois puis deux, et on avait été capables de se mobiliser pour bien résister. Ça ne les avait pas empêchés de se créer des occasions. C'est une histoire de réussite, d'efficacité. Il n'y a pas de méthode. » Encore plus au Parc, où le PSG a remporté ses 16 matchs à domicile toutes compétitions confondues et marqué une moyenne de 3,875 buts par rencontre.

Gonçalves : « Pas forcément de bon moment pour les prendre »

Encore plus contre des Parisiens revanchards, trois jours après une défaite contre le Real Madrid en 8eme de finale aller de la Ligue des Champions (3-1), que Laurey a regardé en cherchant « l'argent pour acheter Ronaldo, Isco, Modric », comme il l'a soufflé dans un sourire. « Il n'y a pas forcément de bon moment pour les prendre, a tonné Anthony Gonçalves, même si le match aller était arrivé trois jours avant un déplacement chez le Bayern Munich déjà particulier pour le PSG. Ce sont des joueurs formatés et conditionnés pour jouer tous les trois jours. Ils ont cette exigence du haut niveau et cette envie de toujours gagner. » « Il y avait un maximum d'exigence et de concentration sur le match de mercredi, a analysé Laurey. Là ils retombent dans un championnat domestique qu'ils maîtrisent parfaitement, ce n'est pas du tout la même implication, quoi qu'on en dise. Malgré tout, c'est une équipe qui a un effectif suffisamment étoffé, qualitativement et quantitativement, pour arriver à sa fin, c'est-à-dire l'emporter samedi après-midi. »

Gonçalves : « Si on va à Paris en tremblant, ça ne sert à rien d'y aller »

A écouter les deux hommes préposés à la conférence de presse, il n'y aurait pas des tonnes de croire à un nouvel exploit de Strasbourg. Le match du week-end, Gonçalves s'y prépare « avec l'envie de donner une belle image du club, de ne pas passer pour des guignols ». Mais le RCSA ne se rend pas à Paris en victime expiatoire pour autant. « Si on va à Paris en tremblant, ça ne sert à rien d'y aller. On est compétiteurs, ça peut basculer sur 90 minutes. Ça va être notre match de Coupe à nous, on va essayer de faire un coup. Il y a des joueurs de grande classe en face et ça va être compliqué. Mais on a envie d'aller là-bas pour les embêter le plus possible. » Avec un cahier des charges précis fixé par Laurey : « Chacun doit se mettre dans la tête qu'il a une mission à remplir, moi le premier, et qu'il faut l'accomplir du mieux possible. Il faut être à 100%. 90 ou 95, ça ne suffit pas. » Le match parfait, les Strasbourgeois l'ont réalisé déjà une fois cette saison contre le PSG. Les chances de le faire à nouveau n'en sont que plus faibles. L'ampleur de la performance n'en serait que plus grande.

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