Avec Martin, le Racing aura le guide qu'il faut

Avec Martin, le Racing aura le guide qu'il faut©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 19 août 2017 à 07h27

Pour la première fois de sa carrière professionnelle, Jonas Martin affrontera le MHSC samedi en match officiel avec Strasbourg (20h00). Un moment forcément particulier pour celui qui a passé 12 ans à la Paillade et qui est appelé à jouer un rôle-clé dans l'opération maintien du Racing.

Jonas Martin n'avait pas encore signé avec Strasbourg quand la LFP a dévoilé le calendrier de la saison en L1. Mais nul doute que la première date que la recrue phare du Racing a coché sur son agenda était celle du déplacement à Montpellier. Heureuse coïncidence : il arrive dès la troisième journée, les Alsaciens se rendant à la Mosson samedi (20h00) pour confirmer leur probante victoire contre le LOSC de Marcelo Bielsa le week-end dernier (3-0). C'est un retour aux sources pour Martin, natif de Besançon qui a quitté la France-Comté pour le Sud de la France à dix ans. Une aventure de quatre saisons par le Nîmes Olympique, puis le passage à l'ennemi des Crocos : le MHSC. « J'ai joué douze ans dans ce club, j'y ai gagné pas mal de choses, s'est souvenu le joueur de 27 ans dans un entretien vidéo accordé aux Dernières Nouvelles d'Alsace. Avec la génération qu'on avait, on a été champions en U14, U15 et U16, on a gagné la Gambardella et je suis passé en pro après. C'est un club que je n'oublierai jamais, il m'a tout appris, en tant que footballeur et en tant qu'homme. »
Prêté à Amiens la saison du titre
Martin est de la génération des Younès Belhanda, Rémy Cabella ou Benjamin Stambouli. Juste au-dessus d'eux, il y avait Mapou Yanga-Mbiwa. Avec ses « frères », comme il les appelle dans le plus pur « esprit Paillade » -« Depuis qu'on est jeune, on nous enseigne ça »-, il a tout connu. Tout, sauf le titre de champion de France en 2012. Cette saison-là, le MHSC l'avait envoyé en prêt à Amiens, histoire de s'aguerrir en L2 et d'emmagasiner du temps de jeu, après avoir dû se contenter de 68 minutes en L1 pour sa première saison professionnelle. Mission accomplie en Picardie (26 matchs joués, 3 buts marqués), même s'il en reste à coup sûr une immense frustration. Il a su la mettre de côté pour progresser année après année sous les couleurs de son club formateur. 16 rencontres de L1, puis 20, puis 30, puis 36 : son poids dans le groupe montpelliérain a grandi année après année jusqu'à devenir un cadre lors de la saison 2015-16. Un tremplin vers la Liga et un départ au Betis Séville.
Le dépositaire du jeu strasbourgeois
L'« aventura » espagnole n'a duré qu'un an, avec au bilan seulement 15 titularisations en championnat (2 réalisations) et des pépins physiques qui l'ont empêché d'enchaîner. Mais cette saison lui a suffi pour revenir métamorphosé en L1, Strasbourg l'ayant rapatrié en France contre deux millions d'euros. « Je pense avoir beaucoup progressé au Betis, confiait-il dans une interview pour L'Equipe au moment de sa signature. Surtout d'un point de vue technique : en Liga, ça va très vite dans la prise de décision,il y a peu de déchet et il faut voir le jeu bien avant. » C'est pour apporter cette qualité dans l'entrejeu que le Racing est allé le chercher, mais aussi pour son expérience et sa connaissance de la L1 (109 capes). Premier buteur contre Lille pour sa première à la Meinau, qui lui donne encore des frissons (« Je ne m'attendais pas à une telle ambiance », a-t-il lancé en conférence de presse vendredi), il doit être le dépositaire du jeu strasbourgeois. « Le coach veut que je fasse le lien entre la défense et l'attaque, mais aussi que je me retrouve à la finition, dans la surface. »
Martin : « Il y aura une émotion à gérer »
Lui aussi ancien de la maison montpelliéraine (220 matchs de L1 avec le MHSC, 7eme total sur les 40 dernières années), Thierry Laurey souhaite surtout en faire un leader de vestiaire, ce qu'il n'a jamais été au cours de sa carrière. « Ici à Strasbourg, mon statut va un peu changer par rapport au Betis. Je vais être un joueur important. » Son rôle de guide du RCSA, où il a retrouvé « un club familial avec beaucoup de valeurs à l'image de Montpellier », sera encore plus prépondérant samedi. Martin, qui a assuré qu'il donnerait des « petits conseils » à ses coéquipiers sur ses futurs adversaires qui étaient récemment des partenaires, devra néanmoins ne pas se laisser submerger par sa découverte de la Mosson dans l'autre camp. « Pour moi, ancien Montpelliérain, ça va être un match particulier. Il y aura une émotion à gérer... » Certainement toute aussi forte que pendant les obsèques de Louis Nicollin, qu'il a vécues comme l'enfant de la Paillade qu'il est. C'est dire si revenir sur ses terres avec un autre maillot samedi sera particulier pour lui.

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