Télé-réalité, dribbles, Zidane, Ronaldinho, Nasri, tatouages : Cabella se confie

Télé-réalité, dribbles, Zidane, Ronaldinho, Nasri, tatouages : Cabella se confie©Media365
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Joseph RUIZ : publié le samedi 16 février 2019 à 09h18

Dans un entretien accordé à L'Equipe ce samedi, Rémy Cabella a abordé sa vie privée, ses goûts particuliers, ses rêves, ses idoles. Le milieu de l'AS Saint-Etienne, toujours aussi souriant, assume sa personnalité folklorique.

Formé à Ajaccio, Arras, Montpellier. Prêté à Arles-Avignon, parti à Newcastle, acheté par l'Olympique de Marseille pour finalement se relancer à Saint-Etienne. A l'image de sa carrière mouvementée, Rémy Cabella, désormais âgé de 28 ans, ne tient pas en place. « J'ai ce problème : je ne peux pas rester sans rien faire, résume-t-il à L'Equipe dans un long entretien sur sa personnalité publié ce samedi. C'est vrai que je suis à la fois très simple, grâce à mon éducation, et extravagant. »


« Je n'ai jamais fait de choix de carrière pour l'argent »

Rémy Cabella n'a pas confirmé les espoirs placés en lui après avoir participé à la Coupe du monde 2014. C'est pourtant tout sauf un homme amer aujourd'hui. « Le football, c'est la plus belle chose qui existe à mes yeux, confie-t-il. Le foot, ce n'est pas mon métier. C'est mon kiff. Si aujourd'hui, je suis payé pour jouer, j'ai gardé ce truc. Je n'ai jamais fait de choix de carrière pour l'argent. » Le beau jeu, les dribbles, c'est tout ce qu'il aime. « Zidane reste mon premier modèle, avant Del Piero, parce qu'il jouait à la Juve, le club de ma famille, et Ronaldinho, le magicien. Mais j'ai appris en imitant les gestes de CR7 (Cristiano Ronaldo). Moi, c'est RC7, déclare-t-il en riant. Je regardais OM TV pour Nasri. Aujourd'hui, c'est Chelsea, que pour Hazard et Rennes, que pour Ben Arfa. »

« J'aime la couleur, les piercings et le folklore »

Souvent critiqué par les supporters pour son côté trop "dribbleur", il jure qu'il ne changera pour rien au monde. « Ça agace parfois les spectateurs, reconnait-il. Mais c'est moi qui ai le ballon sur le terrain, qui ressens les choses et qui décide. C'est mon rôle de dicter le jeu. » Changer ? Jamais. Ni dans le jeu, ni dans la vie. « J'aime la couleur, les piercings et le folklore. Les montres, les boucles d'oreilles, faut que ça brille. Les tatouages me rappellent des moments marquants de ma vie. Je ne sais même pas combien j'en ai. Juste que je m'en suis fait faire un dans chacun de mes clubs. Je ne vis pas caché. On n'a qu'une vie. Quand j'ai un kiff, je l'assouvis. »


« Ce que j'aimerais faire, c'est les Corses à Las Vegas »

Un jour, Rémy Cabella se verrait même participer à une télé-réalité. « Beaucoup les regardent mais n'osent pas le dire. Moi, ça ne me dérange pas. Ça me régale. Car ça reste marrant. Quand tu es jeune, tu t'identifies un peu aux personnages. Tu sais qu'à partir de 17 heures, tu vas t'offrir un moment de divertissement dans une routine de footballeur. Je ne me vois pas dans les Marseillais à Miami (émission de téléréalité diffusée sur W9 depuis 2012). Koh-Lanta (jeu télévisé diffusé sur TF1), ça peut m'intéresser, par rapport au dépassement de soi. Ce que j'aimerais faire, c'est les Corses à Las Vegas (variante des Ch'tis à Las Vegas, émission de téléréalité diffusée sur W9). Mais qu'avec des Corses. On mettrait le feu à Vegas et après, on serait interdits aux États-Unis pendant un moment. »

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