Saint-Etienne : Ruffier compte bien faire payer les Verts

Saint-Etienne : Ruffier compte bien faire payer les Verts©Media365

Mathieu WARNIER, Media365 : publié le samedi 16 octobre 2021 à 15h35

Dix mois après son licenciement, Stéphane Ruffier va retrouver les dirigeants de Saint-Etienne devant le Conseil des Prud'hommes, devant lequel l'ancien gardien international entend demander plusieurs millions d'euros en réparation.



L'histoire entre Stéphane Ruffier et l'AS Saint-Etienne est loin d'être terminée. Mis à l'écart par Claude Puel au début de l'année 2020, le gardien de but international (3 sélections) a finalement vu son contrat être rompu par les dirigeants des Verts le 4 janvier dernier au terme d'une « procédure disciplinaire ». Une décision que le club du Forez a assuré qu'elle était « rendue inéluctable par l'attitude du joueur qui portait atteinte à l'institution ». Or, le joueur qui a porté à 383 reprises le maillot de l'ASSE n'avait pas dit son dernier mot et contestait cette décision, intervenue à la suite d'une conciliation auprès des services de la LFP qui n'avait pas été couronnée de succès. Le conflit entre le club et son ancien gardien s'est récemment aggravé car, selon les informations du quotidien L'Equipe, l'avocate de Stéphane Ruffier, Me Dorothée Bisaccia-Bernstein, a déposé un dossier devant le Conseil des Prud'hommes afin d'obtenir réparation pour son client.

Ruffier et l'ASSE pas fixés avant 2023 ?

Le gardien, qui a annoncé la fin de sa carrière professionnelle à la suite de son licenciement par l'ASSE et s'occupe désormais des gardiens des équipes de jeunes de la section football de l'Aviron Bayonnais, pourrait demander jusqu'à cinq millions d'euros à son ancien club. Pour cela, Stéphane Ruffier et son avocate pourraient mettre en avant une perte de chance professionnelle. De son côté, le club de Saint-Etienne aurait déjà préparé une enveloppe de deux millions d'euros pour solder cette affaire, se basant sur les émoluments que son ancien joueur aurait dû toucher s'il était allé au terme de son contrat, qui s'achevait à l'issue du mois de juin 2021. Toutefois, cette affaire pourrait ne pas être jugée avant plusieurs mois et un verdict rendu d'ici plus d'un an. En effet, face à la multiplication des affaires, la procédure judiciaire pourrait ne pas avancer avant le début de l'année 2022 puis se conclure qu'en 2023. Un conflit qui n'est qu'un de deux que Jean-François Soucasse, directeur général de l'ASSE, doit actuellement gérer.

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