Clément Pédron, Media365 : publié le dimanche 12 avril 2026 à 18h58
Élément fort du Stade Rennais samedi soir contre Angers (2-1), Valentin Rongier fait aujourd'hui les beaux jours des Rouge et Noir après son départ de l'Olympique de Marseille à l'été 2025. Une exfiltration mal vécue par le milieu de terrain.
Le moins que l'on puisse dire est que Valentin Rongier garde un souvenir amer de son aventure à l'Olympique de Marseille, entre septembre 2019 et juillet 2025. Enfin, surtout les derniers moments, essentiellement celui où il a compris qu'il lui fallait trouver un nouveau point de chute. Le milieu de terrain a accordé un entretien au média Le Carré et il n'a éludé aucune question au sujet de sa période phocéenne. Le joueur de 31 ans n'a pas mâché ses mots au moment de qualifier son départ, évoquant un « manque de respect » en parlant de son exfiltration sans aucun ménagement.
Avec l'OM, il a disputé près de 200 matchs toutes compétitions confondues. Un pedigree qui, à ses yeux, mérite une plus grande reconnaissance. « À partir du moment où pendant 6 ans t'as toujours tout donné, t'as jamais dis un mot plus haut que l'autre, t'as représenté les valeurs du club, tu as souvent répondu aux journalistes quand ça n'allait pas..., s'est lamenté Rongier. C'est mon boulot ok mais j'aurais aimé un autre départ... on m'a plus donné de son ni d'image du jour au lendemain. »
Un taulier vite oublié
Valentin Rongier coule aujourd'hui des jours heureux en Ille-et-Vilaine mais le milieu de terrain aurait pu faire toute la fin de sa carrière dans les Bouches-du-Rhône tant il se plaisait là-bas. Son employeur ne tarissait pas d'éloges non plus à son sujet, lui qui a souvent porté le brassard de capitaine. Jusqu'à notamment un point de discorde autour d'une demande de revalorisation salariale mal accueillie par la direction. Cette dernière a tranché dans le vif en allant à l'exact opposé de la vision de l'entraîneur de l'époque Robert De Zerbi. « J'ai été un peu déçu et triste de comment ça s'est terminé, a reconnu le natif de Mâcon, pendant longtemps véritable taulier de l'équipe. Parce qu'en toute humilité je pense que j'aurais mérité un peu mieux. [...] Dans cette industrie du football, l'humain passe vraiment au second plan, c'est un univers sans pitié [...] tu peux vite partir en vrille très rapidement. »














