Volonté, obstacles, justice et clause : le retour de Neymar au Barça en trois questions

Volonté, obstacles, justice et clause : le retour de Neymar au Barça en trois questions©Media365
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Rédaction , publié le jeudi 18 octobre 2018 à 08h45

Neymar souhaiterait quitter le Paris Saint-Germain pour retourner au FC Barcelone. Pourtant, plusieurs éléments rendent ce transfert impossible. Pour le moment.

Pourquoi il veut partir ?

Il a beau répéter à l'envi, face aux caméras, qu'il « aime le PSG » et qu'il souhaite « y accomplir de grandes choses », Neymar n'en penserait pas un mot. C'est, en tout cas, ce qu'il faut comprendre de l'information mise en avant par Mundo Deportivo en milieu de semaine, selon laquelle le joueur n'apprécierait pas la Ligue 1, son niveau et l'agressivité de ses adversaires. Le mal serait même beaucoup plus profond, à en croire Marcelo Bechler, journaliste d'Estadio Interativo qui avait, à l'époque, annoncé le transfert de la star auriverde au PSG. « Neymar n'est pas heureux à Paris. Il ne se sent pas bien dans la ville, avec la langue, la culture, la gastronomie, le climat, a-t-il révélé. Il n'est pas à l'aise dans le vestiaire et ne s'entend pas avec tous les joueurs. Il n'a pas apprécié la manière dont il a été accueilli par certains de ses coéquipiers. Il n'apprécie pas non plus le statut dont bénéficie Kylian Mbappé, à la fois au PSG et en France ». Autrement dit, rien ne pourrait le retenir à Paris. Ou presque.

Pourquoi il peut partir ?

La volonté du joueur et celle du club acheteur suffisent parfois à forcer celle du vendeur. La première est avérée ? La deuxième pourrait l'être aussi. Ce mercredi soir, la radio RAC 1 annonçait, de sources sûres, que le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, avait sondé les poids lourds de son vestiaire au sujet d'un retour de Neymar. Preuve que l'éventualité existe. Mais contractuellement, aucune clause libératoire n'a pu être fixée dans le contrat de l'attaquant. Et publiquement, le président du PSG a toujours réfuté, parfois même avec un certain dédain, l'idée d'un départ du Brésilien. Le champion de France a donc toute la liberté de réclamer une somme dissuasive. Sa valeur marchande n'a pas décliné, sa valeur sportive non plus, et son contrat court jusqu'en 2022. Dans ce cadre-là et uniquement dans celui-ci, le transfert de « Ney » atteindrait, forcément, des sommes records, jugées inenvisageables jusqu'ici. Pourtant, mercredi soir, la Cadena Ser assurait qu'il existait « un accord entre Nasser Al-Khelaïfi et le joueur, qui lui permettrait de quitter le PSG à la fin de la saison, pour 220 millions d'euros ». Une somme quasi-similaire à celle déboursée par l'entité française en août 2017.

Quels sont les obstacles ?

Ils sont nombreux. D'abord parce qu'il n'y a aucune certitude autour de cet accord, ensuite parce que son aspect moral n'engage rien. Il faut aussi étudier les possibilités financières du FC Barcelone, réduites par les transferts récents de Philippe Coutinho (130 millions d'euros), Ousmane Dembélé (115 millions d'euros) et, dans une moindre mesure, ceux de Malcom (41 millions d'euros), Clément Lenglet (35,90 millions d'euros), ou encore Arthur (31 millions d'euros). Le salaire de l'ancien milieu de terrain de Liverpool, ainsi que le contrat record fraîchement offert à Lionel Messi, pèsent de tout leur poids sur la masse salariale du Barça, qui constituerait déjà plus de 85% du budget, alors qu'il devrait être inférieur à 70% pour ne pas être considéré comme dangereux. Enfin, il faudra aussi résoudre le litige qui oppose les deux parties. Lorsqu'il a quitté la Catalogne, Neymar avait réclamé une commission de 26 millions d'euros qui lui avait été promise un an auparavant, après avoir prolongé son contrat. Le champion d'Espagne n'a jamais réglé cette somme et l'affaire est entre les mains de la justice. Mais selon Estadio Interativo, le père du joueur et son ancien club négocieraient déjà pour tenter de faire baisser cette somme et de trouver un accord amiable. Histoire, peut-être, de rendre son transfert moins impossible. Ou un peu plus probable.

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