Mathieu Armand, Media365 : publié le jeudi 11 juin 2026 à 18h10
Renvoyé en Somalie alors qu'il devait officier pendant la Coupe du monde, Omar Artan sera au sifflet de la Supercoupe d'Europe entre le PSG et Aston Villa, le 12 août.
Tout juste rentré en Somalie, Omar Artan vient d'être désigné arbitre de la Supercoupe d'Europe. Elle oppose le PSG et Aston Villa, le 12 août à Salzbourg en Autriche. Le meilleur arbitre africain de 2025 a été choisi dans le cadre du « Memorandum of Understanding », un accord signé entre l'UEFA et la Fédération africaine de football (CAF) « afin d'encourager la coopération dans de nombreux domaines, y compris l'arbitrage », précise l'UEFA. Les deux confédérations « sont unies par la volonté commune de développer le football à tous les niveaux et de promouvoir les valeurs fondamentales d'unité, d'égalité et de non-discrimination », poursuit-elle. « Le football est fait pour rapprocher les gens, et l'UEFA souhaite témoigner son respect à Omar et à ses remarquables qualités d'arbitrage », a lancé le président de l'instance européenne, Aleksander Ceferin, cité dans un communiqué.Un timing cocasseTout juste refoulé du sol américain, le timing de cette annonce a de quoi faire sourire. Alors qu'il devait officier pendant cette Coupe du monde, l'accès aux États-Unis lui a été refusé. Il aurait des supposés liens avec un groupe terroriste, selon un responsable du département d'État américain. « C'est malheureux ce qui lui est arrivé, mais nous ne contrôlons pas tout. Nous essayons toujours de trouver des solutions, mais nous devons respecter le fait que nous ne sommes pas les rois du monde qui peuvent régner sur les gouvernements et les forces de police », s'est défendu le patron de la FIFA, Gianni Infantino, lors d'une conférence de presse mercredi soir à Mexico.Le choix de l'UEFA s'est porté sur Aran en partie grâce à cet accord entre la CAF et l'UEFA, en partie car il est un arbitre de renommée internationale, mais peut-être aussi grâce à cette mésaventure. Cette décision semble également être un nouvel épisode dans la petite guerre qui oppose le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, au président de la FIFA, Gianni Infantino.














