Paris : Le bilan et les conseils de Tapie

Paris : Le bilan et les conseils de Tapie©Media365

Rémi Farge, publié le jeudi 08 mars 2018 à 08h55

Quarante-huit heures après l'élimination du PSG contre le Real Madrid, Bernard Tapie a partagé son diagnostic dans les colonnes de L'Equipe ce jeudi.

« L'expérience ne s'achète pas mais elle est indispensable. C'est une bougie qui n'éclaire que ceux qui la possède. (...) Depuis l'arrivée de QSI, le PSG n'a jamais passé le cap des quarts de finale. Ce n'est pas un hasard », estime Bernard Tapie, qui pointe aussi du doigt le manque de concurrence en Ligue 1 qui joue sur la préparation du club de la Capitale. Evoquant un contexte fabriqué par les médias au sujet de ce 8eme de finale retour de Ligue des Champions, il pointe aussi du doigt un élan populaire « artificiel » autour du PSG, en rien comparable à ce que lui a connu dans le sud de la France. Et Bernard Tapie n'oublie pas de rappeler que lui aussi a dû patienter plusieurs années avant d'atteindre son Graal avec l'OM. « Le PSG est au même stade que nous en 1991. J'avais commencé en 1986. J'ai fait une demi-finale de Ligue des Champions contre Benfica en 1990. » Une demi-finale marquée par la main de Vata, qui avait alors privé les coéquipiers de Didier Deschamps d'une première finale de C1. « J'ai compris », avait lancé à l'époque le président olympien.Une citation qui fait écho aux déclarations d'Antero Henrique sur l'arbitrage avant la réception du Real Madrid. Une sortie que n'a pas apprécie Bernard Tapie. « C'est un malade. C'est une connerie, d'un grotesque total. Ce qu'il aurait dû faire, c'est de la pédagogie. Il aurait dû attraper Verratti par les oreilles et lui dire qu'en Ligue des Champions, quand on se rue sur un arbitre, on est sûr que l'arbitre ne va pas nous rater. En France, les Parisiens passent leur vie à se plaindre. C'est fou », peste-t-il. Reste une question : que faire maintenant ? L'ancien homme d'affaires évoque des changements, et pas seulement sur le banc. « Il faut que le PSG prenne un grand, un balèze, qui a marqué le football par son prestige. L'entraîneur ? Il faut quelqu'un de bon et de respecté. Mais ça va de pair souvent. »

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