Marquinhos : " Jouer à trois derrière ? Pour moi, il n'y a pas de problème "

Marquinhos : " Jouer à trois derrière ? Pour moi, il n'y a pas de problème "©Media365
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Rédaction , publié le vendredi 17 août 2018 à 13h30

Marquinhos est revenu vendredi sur sa Coupe du Monde, son évolution au PSG et la saison qui vient de démarrer avec Thomas Tuchel, avant de se déplacer à Guingamp samedi,

Marquinhos, vous êtes arrivé au club en 2013. Est-ce que cinq ans plus tard, vous êtes le joueur que vous vouliez être ?

En cinq ans, beaucoup de choses se sont passées, même dans ma vie personnelle. On a vu beaucoup d'évolutions, pour moi comme pour le club. Beaucoup de joueurs importants sont passés, sont partis ou ont arrêté leur carrière. Des nouveaux joueurs arrivent. C'est ce que je suis venu chercher ici en 2013. Je suis très content de mon évolution et de ce que le club est devenu.

Est-ce plus facile ou plus difficile qu'ailleurs de se faire un nom au PSG ?

Ça dépend de chacun, de chaque personnalité. On sait qu'au PSG, on est très bien entouré. Je suis arrivé très jeune, j'étais très content d'avoir des coéquipiers de la stature de ceux qui étaient là, certains que je considérais comme des idoles. C'est toujours bien de grandir dans un club comme ça, où tu as le temps de progresser, d'évoluer. A Caen, on a vu que même les jeunes ont été très performants.

Vous avez perdu votre place de titulaire avec le Brésil juste avant la Coupe du Monde. Est-ce la plus grosse déception de votre carrière, de n'avoir presque pas joué ?

Le Coupe du Monde, c'est la magie. J'en rêvais quand j'étais enfant. J'allais là-bas pour vivre ce rêve d'enfance. C'était une grosse déception mais en tant que Brésilien et que joueur, j'ai été là-bas pour aider ma sélection et servir ma patrie. Que je commence ou pas le match, j'étais disponible. J'ai essayé de faire le maximum, aussi en dehors du terrain, en aidant mes coéquipiers et en mettant une bonne ambiance. C'était le choix du coach, je ne pouvais rien faire.

Vous attendez-vous à être sélectionné avec le Brésil ? Pensez-vous que ce sera une équipe plus jeune ?

On sait qu'après la Coupe du Monde, beaucoup de choses peuvent changer. Je suis dans l'attente aussi. On a des compétitions importantes qui vont vite arriver, comme la Copa América (ndlr : du 7 au 30 juin 2019). On n'en a pas encore parlé avec le coach. Je ne sais pas ce qui va se passer.

Marquinhos : « Mbappé, je vais lui donner une claque »


Est-ce que vous sentez que Neymar a besoin de ses coéquipiers brésiliens pour revenir à son meilleur niveau, après une Coupe du Monde difficile ?

Quand on parle de Neymar et de joueurs exceptionnels comme ça, il y a beaucoup d'attente et de pression autour. Ce n'est pas évident, après trois mois de blessure, de revenir juste avant une Coupe du Monde et de faire aussi bien, pour moi, que ce qu'il a fait. Après les vacances, il faut toujours un peu de temps pour revenir en forme, et c'est ce qu'il est en train de faire. On le voit très heureux à l'entraînement. Il sait que s'il a besoin de soutien, on sera là : nous les Brésiliens, les Français, le coach et tout le staff. Si je dois lui dire quelque chose je lui dirais. Maintenant, je peux me permettre, je suis un ami.

Kylian Mbappé a expliqué à France Football qu'il s'attendait à être regardé différemment par ses coéquipiers après la Coupe du Monde. Est-ce que c'est le cas ? Le regard sur lui a-t-il changé ?

C'est le terrain qui parle. Je vais lui donner une claque, il ne faut pas qu'il dise ça en interview (sourire). Quand on voit ses performances pendant la Coupe du Monde, c'est normal qu'il y ait de l'admiration, du respect. On est tous heureux d'avoir un joueur qui a été énorme ici avec nous. Il a encore beaucoup de choses à aller chercher, à gagner et je pense qu'il a le potentiel pour le faire.

Thomas Tuchel pourrait choisir de faire jouer une défense à 3 cette saison. Comment vous sentez-vous dans ce dispositif ?

On n'a pas encore trop parlé de ça. On sait qu'il aime bien ce schéma de jeu. On a les joueurs pour le faire. Il suffit que le coach nous fasse bien travailler pour le mettre en place du mieux possible. Je l'ai déjà fait à la Roma, au centre de formation au Brésil. Pour moi il n'y a pas de problème.

Qu'attendez-vous de la signature d'un nouveau défenseur, Thilo Kehrer ? Le connaissez-vous un peu ?

C'est un joueur polyvalent. Il est jeune et arrive d'un championnat costaud, difficile. Pour son âge, il a déjà une bonne expérience. Il a déjà joué des grands matchs en étant titulaire à Schalke. C'est toujours bien d'avoir des joueurs qui ont tout un avenir devant eux. S'il a besoin, on sera là pour qu'il gagne en confiance et l'aider à confirmer son potentiel.

Qu'est-ce qui se passe dans le groupe qui fait que le sourire semble retrouvé pour tout le monde ? Est-ce lié à l'arrivée de Gianluigi Buffon, de Thomas Tuchel ?

Tout peut avoir une influence. Déjà, après les vacances, on n'a pas beaucoup de matchs, c'est facile de garder le sourire. En plus, on a gagné la Supercoupe (ndlr : le Trophée des Champions) et décroché une belle victoire lors de la première journée. De bonnes choses se passent. Il faut qu'on garde ce sourire aussi dans les moments difficiles. L'atmosphère est vraiment bonne.

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