La voie à suivre pour Berchiche, c'est celle de Meunier

La voie à suivre pour Berchiche, c'est celle de Meunier©Media365

Geoffrey Steines, publié le samedi 14 octobre 2017 à 07h24

Intéressant lors de ses deux dernières titularisations en L1, Berchiche devrait à nouveau être aligné d'entrée de jeu samedi à Dijon (17h00), avec le forfait de Kurzawa.

Un latéral arrivé en toute discrétion pendant l'été en tant que doublure et qui a fini par s'imposer comme une excellente surprise, un titulaire en proie au doute et finalement dépassé dans la hiérarchie en cours de saison : ce parcours est celui de Thomas Meunier au PSG. Il y en a un autre qui rêve d'un tel destin, c'est Yuri Berchiche. Recruté à la Real Sociedad pour 15 millions d'euros début juillet, le latéral espagnol (27 ans) était inconnu du grand public français à son arrivée. Son CV peu fourni (78 matchs de Liga, 0 en Coupes d'Europe) suscitait même l'interrogation, voire l'incompréhension, à tel point que ce joueur voulu par Unai Emery était remis en cause avant même d'avoir posé le pied à Paris. Une préparation inquiétante avait renforcé le scepticisme autour du natif de Zarautz. Trois mois après sa signature officielle, il s'est dissipé.
Berchiche : « Tout est plus simple ici »
Il est même question désormais de le voir bousculer à terme la hiérarchie des latéraux gauches au PSG pour sortir Layvin Kurzawa de l'équipe-type. Avant de débuter à Dijon samedi (17h00) avec le forfait de l'international français, Berchiche reste sur deux titularisations consécutives en L1. Déjà intéressant à Montpellier (0-0), il a carrément crevé l'écran contre Bordeaux (6-2). De l'assurance défensive, de l'allant offensif et même une passe décisive pour Thomas Meunier : il a emballé le Parc des Princes. « J'étais un peu anxieux pour ma première fois, a confié sur le site officiel du PSG celui qui affiche un sobre « Yuri » derrière son maillot au sujet de ses débuts comme titulaire dans son nouveau stade. Dans ces situations, je suis toujours un peu tendu car je veux que tout se passe bien. Heureusement, tout s'est bien déroulé et j'ai eu l'opportunité d'offrir une passe décisive. Tout est plus simple ici avec ces grands joueurs. » Un environnement nouveau que Berchiche a dû apprivoiser.
Cheltenham, Irun, Eibar : un parcours discret
Il est passé de la petite entreprise qu'est la Real Sociedad à la multinationale qu'est devenu le PSG. Comme Meunier quand il avait quitté Bruges pour rallier Paris. « Yuri » a certes passé trois saisons à Tottenham dans sa jeunesse, mais il l'a fait sans jamais jouer pour l'équipe première. Formé à l'Athletic Bilbao et passé par Cheltenham Town, Valladolid, Irun ou Eibar, le numéro 17 parisien découvre le grand monde. En particulier la Ligue des Champions. « Je n'ai pas encore eu l'opportunité de faire mes débuts en Ligue des Champions. J'étais sur le banc face au Celtic (0-5). C'était merveilleux de vivre cette ambiance, la musique de la Ligue des Champions... Au Parc des Princes face au Bayern aussi, c'était extraordinaire. C'est une compétition différente, tout le monde veut la jouer et la gagner. J'ai hâte de faire mes premiers pas en Ligue des Champions, c'est le rêve de tous les joueurs. » Il pourrait bien en avoir l'opportunité mercredi à Anderlecht. Il n'est même pas certain qu'il ait besoin pour ça d'un forfait de Kurzawa, qui soigne le genou l'ayant privé du dernier rassemblement des Bleus.
L'analogie avec Meunier est surprenante
Parce que Berchiche est passé des entrées encourageantes aux titularisations convaincantes et qu'il a pris en confiance au fil des 297 minutes passées sur le terrain. « Je participe plus que je ne l'avais imaginé et j'en suis très heureux. » A pareille époque la saison dernière, Meunier avait connu la même intégration progressive à la rotation et avait fait aussi bon usage de son temps de jeu. Quatre apparitions en L1 (dont trois comme titulaire) pour 273 minutes de jeu et une passe décisive dans une orgie offensive à Caen (0-6) : il y a comme un air de déjà-vu. Au fil de la saison, l'international belge avait poussé sur le banc Serge Aurier, tant par ses performances que par la méforme chronique de l'Ivoirien. La chance de Berchiche, c'est que Kurzawa traverse une grosse période de doute, à l'image de sa sortie sous la bronca contre Lyon (2-0). Il n'est plus ce latéral offensif qui avait tout écrasé sur son passage à l'arrivée d'Emery et affiche toujours les mêmes lacunes défensives. La brèche est ouverte, Berchiche n'a plus qu'à s'y engouffrer. Pour l'instant, il fait tout pour.

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