L1 - PSG / Serge Aurier : " J'étais comme emprisonné "

L1 - PSG / Serge Aurier : " J'étais comme emprisonné "©Media365
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Rédaction , publié le samedi 09 septembre 2017 à 23h35

Récemment transféré à Tottenham, le latéral droit international ivoirien Serge Aurier est longuement revenu sur son expérience avec le Paris Saint-Germain. Une aventure qui a basculé après son dérapage sur Periscope. L'ex-joueur de Lens et de Toulouse s'est confié dans un vidéo pour Bros Stories. Morceaux choisis.

Les raisons de son transfert
Comme j'ai dit, je n'ai eu aucun problème avec les gens qui sont à l'intérieur du club. Que ce soit dans le club ou dans le vestiaire, j'étais beaucoup apprécié. Je n'avais pas de problèmes de ce côté-là. Ce qui me dérangeait le plus, ce qui m'a fait prendre cette décision, c'est qu'il y a eu un problème que l'on connait tous (ndlr : son dérapage sur Periscope). J'étais comme emprisonné. Je ne pouvais plus rien faire. Je ne pouvais plus m'exprimer, plus parler à la presse. J'étais renfermé sur moi-même. J'avais demandé à ne plus faire les pubs du club. C'était un feuilleton qui n'allait jamais se finir. Je fuyais un peu le regard des gens.

 
Une situation pénible
J'ai repris le football, j'ai fait de bons matchs. J'étais dans l'année de rachat mais en fait non. Je sais que j'ai manqué de respect au club et c'était important pour moi de repartir sur une grande saison, c'est-à-dire essayer de me faire oublier et de donner le maximum pour le club. Le club a beaucoup fait pour moi, notamment le président. Ma manière de le remercier, c'était de faire une grande saison donc de rester et de faire le maximum. Il fallait que je me tienne à carreaux tous les jours et au bout d'un moment, je ne me sentais plus à l'aise. A chaque fois que je faisais quelque chose, il fallait que je fasse attention à l'endroit où je suis, avec qui je suis, à qui je parle. Pour moi, c'était pénible. Avant cela, j'étais quelqu'un de naturel, tu pouvais me croiser n'importe où. J'allais dans des endroits où les joueurs de foot de haut niveau ne vont pas parce que je suis quelqu'un de simple.

 
Le tournant lors de Lorient-PSG
Il fallait vraiment que je trouve quelque chose qui me donne du plaisir, qui me donne envie de faire ce que je sais faire de mieux, c'est-à-dire jouer au foot. Je ne prenais plus de plaisir, c'est ce qui m'a fait dire que c'était le moment de partir. J'ai vraiment pris cette décision lors du match à Lorient (ndlr : l'Ivoirien avait pris huit minutes pour se changer et remplacer Thomas Meunier). Il y a eu un échange avec le coach juste après Barcelone. Tout le monde était tendu et déçu. Moi le premier. C'était difficile pour tout le monde de jouer ce match. A ce moment-là, j'ai pris conscience que je ne passerai pas au-dessus de ce que les gens ont décidé concernant ton traitement individuel. Il y a eu des explications entre le coach et moi. Personne ne sait vraiment ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Quand j'ai vu la manière dont les choses ont été dites et transformées ce jour-là, je me suis dit que rien n'allait changer.

 
Une décision délicate
C'est un épisode qui se ferme pour moi. Je ne vais plus en parler. Je voulais juste expliquer en détails mon départ de Paris. C'est difficile de quitter un club comme le PSG en disant que l'on est soulagé. J'ai passé des moments extraordinaires, magnifiques, avec des gens que j'apprécie beaucoup. Ce sont des gens que je n'oublierai jamais. Ils savent tout ce que je pense d'eux. Le PSG est mon club de cœur, je suis content de voir l'évolution du club à ce niveau-là. Mais c'était un choix personnel. Jusque-là, je n'avais pensé qu'à moi et là, c'est aussi un choix pour ma famille. Au bout d'un moment, j'ai senti que ma famille n'était plus à l'aise. Il fallait que je sois à son écoute et que je prenne une décision importante. C'est pour ça que j'ai choisi de quitter Paris. (...) Je sais que le club a fait le forcing pour me garder encore plusieurs années mais comme j'ai expliqué au président et aux dirigeants, il était important pour moi de changer de vie et de découvrir autre chose. (...) J'ai toujours une pensée pour mon président, qui était comme un père pour moi. Il m'a beaucoup aidé dans ces moments difficiles. Il m'a donné beaucoup conseils sur ma vie, sur mon futur. Il m'a dit des mots forts. Je les garde pour moi mais ils resteront dans mon cœur. C'était important d'avoir le soutien d'un monsieur comme lui. Ma page parisienne est fermée.

 
Le choix de Tottenham
Aujourd'hui, je me concentre sur ma nouvelle vie et mon nouvel objectif à Tottenham. C'est une équipe qui est une des meilleurs en Angleterre. Je n'atterris pas n'importe où. C'est une belle étape de ma carrière. Cela va me permettre de découvrir autre chose. C'est un gros championnat avec beaucoup de surprises. C'était le choix le plus concret. Le président s'est déplacé à Paris pour moi, c'est fort. Derrière, le coach m'a appelé et m'a dit ce qu'il voulait. C'étaient deux choses fortes. Il n'y avait pas de raisons que je parte ailleurs. J'aime les gens qui me montrent qu'ils ont besoin de ça et je sais comment leur rendre ça.

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