L1 - PSG : Quand les artistes dorment, les autres mettent le réveil

L1 - PSG : Quand les artistes dorment, les autres mettent le réveil©Media365
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Geoffrey Steines, publié le vendredi 25 août 2017 à 23h10

Peu inspiré techniquement, surtout en première période, le PSG s'est appuyé sur des joueurs moins habitués à prendre la lumière pour assurer l'essentiel vendredi contre Saint-Etienne (3-0). Une preuve que Paris aura besoin de tout le monde pour aller loin cette saison.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Si le Parc des Princes s'attendait à vivre à chaque match des soirées comme celle de dimanche dernier, il est retombé de son nuage vendredi. Son PSG a certes assuré l'essentiel contre Saint-Etienne (3-0) et il totalise désormais quatre victoires en autant de journées de L1, cinq toutes compétitions confondues. Mais les Parisiens n'ont pas donné à leur public bien des raisons de s'enflammer. Ils ont ronronné d'un bout à l'autre du match, fait la différence sur deux coups de pied arrêtés et affiché un déchet technique déroutant, surtout en première période. Il y aurait bien des tentatives d'explications à donner, entre une ASSE venue dans la Capitale avec un dispositif taillé pour gêner le leader, quitte à se priver de toute munition offensive, et une pelouse bien moins resplendissante qu'à l'accoutumée. Mais après tout, le pré était le même la semaine passée et ça n'avait pas empêché le PSG de réaliser un show comme le championnat en avait peu vu de mémoire récente.
Pastore jouait gros, il a erré
La raison principale du visage montré par la troupe d'Unai Emery, c'est surtout la copie d'ensemble rendue par ses acteurs principaux, ceux qui doivent prendre la lumière. Neymar n'était pas dans un grand soir. Mais il a encore trouvé le moyen d'être décisif avec sa passe pour Edinson Cavani sur le penalty du 1-0 (20eme) et son ouverture déclenchant l'action du troisième but (89eme) L'attaquant uruguayen était lui aussi dans un soir sans, de ce où il rate quasiment tout ce qu'il tente, y compris des demi-volées du gauche à trois mètres du but (74eme). Mais il a encore trouvé le moyen d'être décisif en inscrivant un doublé. Angel Di Maria n'était pas plus en réussite que ses compères. Mais il aurait notamment pu l'être d'une frappe sur le poteau (66eme). Javier Pastore était celui qui jouait le plus gros du lot, avec la suspension de Marco Verratti. Il est le seul à ne pas avoir sauvé sa soirée d'un éclair et il a erré comme une âme en peine sur le terrain.
Areola et Kimpembe, les « titis » à la fête
La bonne nouvelle pour Paris dans ce marasme offensif, aussi symbolisé par le replacement suspect d'artistes en sommeil, c'est qu'il s'est appuyé sur d'autres armes de son arsenal. Il a réussi son troisième clean-sheet de la saison et il le doit en bonne partie à Alphonse Areola. Le gardien parisien a réalisé deux parades énormes devant Jonathan Bamba, parti de loin sur les deux seules situations chaudes des Verts (25eme et 73eme). Autre « titi » du PSG, Presnel Kimpembe a affiché son autorité en charnière aux côtés d'un Marquinhos sobre et buteur pour faire le break. Le défenseur formé à Paris était bien plus saignant, allant jusqu'à chasser très haut son vis-à-vis, et s'est fendu d'interventions précieuses pour couper des offensives stéphanoises. Même Thomas Meunier, longtemps quelconque pour sa première apparition en championnat de la saison, s'est illustré avec une passe décisive vers Cavani pour le troisième but. Sans oublier l'entrée pleine de bonne volonté de Yuri Berchiche au relais d'un Layvin Kurzawa toujours aussi inquiétant défensivement.
Un match ne s'est jamais gagné à quatre
Quand Paris imprimait un faux-rythme et ratait passe sur passe, Adrien Rabiot était aussi là pour mettre de l'ordre de la maison. Toujours avec son élégance et son air de ne pas y toucher, mais avec un impact constant sur le jeu de son équipe, que ce soit dans la récupération ou dans sa faculté à jouer un maximum vers l'avant. Derrière l'international français, Thiago Motta a ramassé les miettes, donné de la fluidité à la construction et claqué son premier en L1 depuis janvier 2016. Le PSG l'avait presque fait oublier depuis deux semaines, avec la « Neymarmania » et la fin de match de folie face à Toulouse : un match ne s'est jamais gagné à quatre joueurs, aussi géniaux soient-ils. Les Parisiens en ont eu la confirmation vendredi, ils ont des joueurs avec d'autres qualités, dont le rôle sera tout aussi primordial dans la reconquête du championnat et dans l'épopée à venir en Ligue des Champions. Un enseignement positif de plus pour Emery, après un été jusque-là sans nuages dans le ciel de la Capitale.

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2 commentaires - L1 - PSG : Quand les artistes dorment, les autres mettent le réveil
  • pas de but neymar reveille toi

  • Je ne reconnais pas le Neymar du Barça ; un coup de mou ? difficile adaptation ?