L1 - PSG : Nasser Al-Khelaïfi interrogé à Berne

L1  - PSG : Nasser Al-Khelaïfi interrogé à Berne©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le mercredi 25 octobre 2017 à 12h40

Le président du PSG et de beIN Médias est interrogé ce mercredi à Berne pour répondre aux soupçons de corruption qui pèsent sur lui. Son audition devrait se poursuivre au-delà.



Il est arrivé par une porte dérobée avec ses trois avocats dans les locaux de la justice suisse, à Berne, à 9h30 ce mercredi matin, et il devrait y rester plusieurs heures. Nasser Al-Khelaïfi, le président du Paris Saint-Germain et dirigeant de beIN Media, est interrogé suite aux soupçons de « corruption, escroquerie et gestion déloyale » qui pèsent sur lui depuis que l'affaire a été révélée le 12 octobre.  « Nous avons commencé à interroger le prévenu vers 9h45 ce matin dans le bureau du procureur général de Suisse. Cela va prendre des heures, pour des raisons de traduction mais aussi en raison des nombreuses questions que nous avons et des réponses que nous souhaitons avoir de la part du prévenu », a indiqué André Marty, porte-parole du procureur général de Suisse, à l'AFP.
Al-Khelaïfi est ressorti libre
Le Qatari aurait en effet incité l'ancien secrétaire général de la FIFA, le Français Jérôme Valcke, à faire pencher la balance en faveur de beIN Media pour l'attribution des droits audiovisuels des Coupes du Monde 2026 et 2030 pour la zone allant de l'Afrique du Nord au Moyen-Orient (soit 24 pays), pour un montant de 408 millions. Selon la police italienne, une villa en Sardaigne estimée à 7 millions d'euros aurait été utilisée comme moyen de corruption. La justice suisse souhaiterait notamment comprendre pourquoi un tel contrat a été signé en 2014 pour des compétitions se déroulant aussi loin dans le temps. Nasser Al-Khelaïfi est ressorti libre mais, selon Le Parisien, ce genre d'enquête concernant la criminalité financière peut durer plusieurs années avant d'être résolue. Selon l'AFP, l'audition du président du Paris Saint-Germain et de beIN Media pourrait se prolonger au-delà de ce mercredi. « C'est bien possible que ça dure plus qu'un jour. Dans ce cas, une nouvelle date devrait être fixée avec les avocats et le prévenu, et il se pourrait bien que ce ne soit pas pour demain (jeudi) », a précisé André Marty, porte-parole du ministère public de la Confédération.

 

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