L1 - PSG : Le Vélodrome comme amuse-bouche au San Paolo

L1 - PSG : Le Vélodrome comme amuse-bouche au San Paolo©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 28 octobre 2018 à 09h00

En quête d'un match-référence à l'extérieur depuis des mois, le PSG devra montrer dimanche à Marseille (21h00) le caractère qui lui a régulièrement manqué quand il est bousculé. Pour se rassurer à une dizaine de jours de se rendre à Naples pour un match crucial de Ligue des Champions.

Entre Marseille et Naples, il y a moins de distance que les 1000 kilomètres de route qui les relient. Ce sont deux jumelles qui auraient été séparées à la naissance, deux villes qui se retrouvent dans une même façon de vivre et dans une même passion pour leur club de football. Ça tombe bien pour le PSG : dix jours avant de disputer au San Paolo un match à ne surtout pas perdre en Ligue des Champions, voire même à absolument gagner, il sera en visite à l'Orange Vélodrome dimanche (21h00). Le Clasico a certes perdu de sa saveur au fil des années, Paris et l'OM n'évoluant plus dans la même cour. Mais ce n'est pour ça que c'est devenu un match comme un autre. Il y a toujours cette opposition entre la Capitale et la province, le Nord et le Sud. Il n'y a qu'à se rappeler l'ambiance bouillante dans laquelle le Vélodrome avait accueilli la saison passée les Parisiens (2-2), venus pour la première fois avec Neymar et Kylian Mbappé, pour se convaincre qu'ils n'arriveront pas en terrain conquis.

Tuchel : « Ce sera un grand défi pour nous »

Pris à la gorge, les visiteurs s'étaient frustrés et avaient fini par dégoupiller, à l'image de l'expulsion du Brésilien. Sans un coup-franc d'Edinson Cavani à la dernière minute, Paris se serait même incliné contre l'OM pour la première fois depuis 2011 et ça n'aurait pas été volé. Intouchable en championnat depuis le début de la saison, le PSG a bien conscience que son invincibilité sera en danger sur la Canebière. « C'est un match extraordinaire à jouer, dans un beau stade, on sait que c'est toujours compliqué pour Paris de jouer à Marseille, a soufflé Thomas Tuchel samedi en conférence de presse. Ce sera un grand défi pour nous. Nous nous sommes bien préparés pour ce match, et notre objectif est de gagner à Marseille. Nous avons décidé de voyager jour de match, pour être plus frais psychologiquement. » L'entraîneur parisien sait mieux que quiconque que ses joueurs seront attendus sur leur capacité à répondre aux problèmes opposés par l'OM, et que ça se jouera d'abord dans les têtes. Le PSG traîne depuis des mois un souci récurrent, presque un complexe, loin de ses bases.


Pas de match-référence à l'extérieur depuis la « remuntada »

Stigmate de la « remuntada » ou pas, le leader de L1 n'a plus réalisé depuis de match-référence à l'extérieur contre un adversaire de calibre européen. Dès qu'il s'est fait bouger par une équipe de qualité dans une ambiance hostile, il s'est liquéfié et il ne pourra prétendre à rien tant qu'il n'aura pas trouvé la solution. La série avait débuté à Nice en fin de saison 2016-17 (3-1), quand il avait perdu pour de bon son titre de champion de France. Sur le dernier exercice, il a concédé 6 défaites toutes compétitions confondues, dont 4 à l'extérieur. A chaque fois en raison de failles mentales évidentes, même si la physionomie des matchs n'était pas toujours identique (Strasbourg, Bayern Munich, Lyon, Real Madrid). Pour aborder le déplacement à Naples avec un semblant de confiance dans l'optique d'y réaliser ce qui ressemblerait à un exploit, il va falloir faire preuve d'autorité à Marseille. En se tenant à son plan de jeu d'un bout à l'autre et sans refuser le moindre obstacle, en étant fidèle jusqu'au bout à ses idées.

La démonstration de février 2017 comme exemple

Il faudra au moins ça pour soumettre un adversaire dans le doute qui ne demande qu'à se réveiller et à se faire pardonner auprès de son public d'un début de saison digne des montagnes russes. « C'est le genre de match particulier où tout peut arriver, a pointé Tuchel. Ils seront chez eux, ils auront l'opportunité de mettre un terme à notre série de victoires. On sait qu'ils seront très motivés. Ils viennent de perdre en Ligue Europa, mais ils ont l'occasion de briller à nouveau demain (dimanche), et nous savons qu'ils feront tout pour nous battre. » Mais le PSG doit faire en sorte que seule cette envie soit de nature à le faire trembler. S'il a besoin d'un exemple à suivre, il n'a qu'à se remémorer sa démonstration dans ce même Orange Vélodrome, contre ce même adversaire, en février 2017 (1-5). Une balade qui ne présageait en rien de ce qu'il se produirait dix jours plus tard au Camp Nou, lors de la fameuse « remuntada », qui a changé son rapport à l'adversité. Il est temps de l'inverser. Avec cette fois l'espoir que ce soit annonciateur de grandes choses à venir.

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