L1 - PSG : Laurent Blanc regrette la non-progression du club comme de Rabiot et Verratti

L1 - PSG : Laurent Blanc regrette la non-progression du club comme de Rabiot et Verratti©Media365
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Rédaction , publié le lundi 12 novembre 2018 à 19h00

Laurent Blanc pose un regard lucide sur l'évolution du PSG en Ligue des Champions, comme sur celle d'Adrien Rabiot et de Marco Verratti, dans un entretien accordé à France Football. L'ancien entraîneur parisien se désole de la stagnation de son ancien club et de ses ex-protégés.

Laurent Blanc a beau ne plus entraîner depuis plus de deux ans, il reste attentif à l'actualité du football. En particulier à celle de son ancien club, le PSG. Alors qu'il l'avait qualifié trois saisons de suite pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, il n'a plus atteint ce stade de la compétition depuis son limogeage (deux éliminations dès les 8emes sous Unai Emery). Dans un long entretien publié dans le France Football daté de ce mardi, Blanc estime que ce qu'il manque n'est pas une question de moyens : « Le problème est que le PSG continue à tout écraser en France, mais qu'il n'a pas pris conscience de la dimension du top niveau européen. C'est bien beau de dire qu'on est dans le top 8 en 2016, mais la concurrence se bouge aussi. Il y a des grands clubs européens en face, qui sont au très haut niveau depuis trente, quarante, cinquante ans et qui possèdent de l'avance sur Paris dans beaucoup de domaines : la culture du club, l'expérience, l'influence... Ils vont rendre les choses difficiles au PSG, à tous les niveaux. Ce sont des choses qui se construisent dans la durée et ne s'achètent pas. »

Blanc : « Verratti ? Il n'a pas évolué depuis deux ou trois ans »


Comme il le faisait quand il était sur le banc du club de la Capitale, le « Président » prend en exemples les cas de Manchester City, toujours en quête d'une première finale de Ligue des Champions, et de Chelsea, qui a mis neuf ans à la remporter après le rachat par Roman Abramovich. Au-delà de l'évolution collective de Paris, Blanc est aussi interrogé sur la progression de Marco Verratti et Adrien Rabiot. Là encore, il pose un regard sans concession sur ceux à qui il avait donné un rôle majeur du temps où il dirigeait le PSG. « Leur évolution n'est pas celle que j'attendais, souffle-t-il. Ce sont deux joueurs qui évoluent dans l'entrejeu et c'est là que Paris, depuis un certain temps, a des limites, pour ne pas dire des problèmes. » Dans le cas de l'international italien, Blanc juge qu'il « n'a pas évolué dans le jeu depuis deux ou trois ans ». « Il a vite explosé au haut niveau, tout le monde le voyait gros comme une maison, mais il a été rattrapé par plein de choses qui ont freiné sa progression, précise-t-il. Des blessures, sa pubalgie, qui lui a fait manquer l'Euro 2016. Puis l'Italie n'a pas été à la Coupe du monde. Il a manqué des paliers importants. »

Blanc : « Rabiot ? Tout n'est malheureusement pas clair chez lui »


Concernant Rabiot, Blanc est encore plus disert. Surtout qu'il avait déjà ferraillé pour le convaincre de prolonger son contrat, à l'instar de la situation actuelle. « Il a un potentiel énorme, mais tout n'est malheureusement pas clair chez lui. Il faut connaître son histoire. Ce garçon a tout pour réussir, il a déjà réalisé de très belles choses à son âge. Pour l'instant, il n'a plus l'itinéraire qu'il devrait avoir alors qu'il a tout. Mais je suis peut-être mal placé pour le juger. Je l'aime tellement. » Même le débat sur son poste, Rabiot ne voulant pas jouer en sentinelle, lasse Blanc. « A un moment, il faut savoir écouter. Il ne doit pas se braquer comme ça, faire des conneries... Moi aussi, plus jeune, je ne voulais pas reculer. Et j'ai fini derrière, ce qui m'a sans doute permis de faire la carrière que j'ai faite. Quand tu as un boulevard, ne le gâches pas avec des décisions ou des attitudes à côté de la plaque. Je lui dis ça par affection. Je me suis battu pour qu'Adrien reste à Paris, je lui ai tenu un discours avec des actes, j'ai cru en lui, il le sait. Et, cinq ans plus tard, j'ai l'impression que c'est la même bande qui repasse... » Un constat tout aussi vrai pour le PSG.

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