L1 - PSG : La Neymar-dépendance, " ce n'est pas un risque "

L1 - PSG : La Neymar-dépendance, " ce n'est pas un risque "©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 26 août 2017 à 09h17

Neymar moins en réussite, c'est le PSG tout entier qui a balbutié son football vendredi contre Saint-Etienne (3-0) et laissé déjà le sentiment d'une forte dépendance au rendement de son joyau brésilien. Ce que ses coéquipiers minimisent sans nier.


DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Il y a pire situation que de laisser une bonne partie de son destin entre les pieds de l'un des cinq meilleurs footballeurs de la planète. Si le PSG a fait exploser tous les compteurs et levé la clause libératoire à 222 millions d'euros de Neymar pour l'arracher au FC Barcelone, c'est pour qu'il soit plus qu'un simple joueur. C'est pour qu'il soit un catalyseur d'ondes positives, sur le terrain comme en dehors, et qu'il soit un élément déclencheur constant ballon au pied. Il a embrassé les deux rôles avec une facilité déconcertante, encore plus le second, lors de ses premières apparitions avec Paris, à Guingamp (0-3) puis contre Toulouse (6-2). Il est entré davantage dans le dur vendredi face à Saint-Etienne (3-0). Cela ne l'a pas empêché de se rendre utile, en trouvant une passe lumineuse vers Edinson Cavani pour envoyer l'Uruguayen provoquer le penalty du 1-0 et un décalage subtil à destination de Thomas Meunier pour déclencher l'action du troisième but.

L'état de grâce ne pouvait pas durer éternellement

Mais il n'a pas rayonné comme la France s'y était déjà habitué. Le fameux « état de grâce » ne pouvait pas durer éternellement, comme d'autres pourraient en témoigner. Dès ses premiers ballons, il y avait quelque chose qui clochait chez Neymar. Il n'y avait pas la même assurance, pas la même fluidité dans les gestes techniques, pas la même justesse dans les transmissions, pas le même coup de rein pour déposer son adversaire direct. Il a bien eu des fulgurances, comme pour se jouer de Romain Hamouma ou faire tourner en bourrique Loïc Perrin, histoire de déclencher les vivas d'un Parc des Princes enamouré. Mais c'était tout, ou presque. Il faut dire qu'Oscar Garcia avait bien prévu le coup. Son 3-5-2, qui se transformait même en 5-4-1 sur certaines phases défensives, a excessivement gêné le PSG, surtout en première période, et Neymar en particulier.

Des gestes d'humeur et de l'agacement

Il s'est retrouvé prisonnier de la toile tissée par les Verts dans l'axe du terrain quand il a repiqué et n'a jamais réussi à prendre de la vitesse sur son côté, faute de profondeur face au bloc ultra bas des Stéphanois. « Ce n'était pas un plan anti-Neymar, c'était un plan anti-Paris », a assuré Oscar Garcia en conférence de presse après la rencontre. Mais c'est la baisse de rendement de l'ancien Barcelonais qui a sauté aux yeux, surtout qu'elle a coïncidé avec la prestation la moins aboutie de son équipe depuis le début de la saison. Au-delà des gestes d'humeur et de l'agacement palpable chez Neymar, notamment envers un Clément Turpin peu enclin à siffler au moindre accrochage sur le capitaine de la Seleçao, les statistiques parlent d'elles-mêmes. Il a touché vendredi moins de 100 ballons pour la première fois de sa carrière parisienne (86 au total). Il n'a provoqué que cinq fautes (contre sept face à Toulouse).

La stat qui tue : Aucun tir tenté

Encore plus étonnant, il n'a pas tenté le moindre tir de toute la soirée, quand il en avait envoyé douze en cumulé sur ses deux premières sorties. « C'était le match le plus difficile des quatre premiers, mais il nous a donné beaucoup d'informations pour progresser, a reconnu Unai Emery au sortir du match. Jusque-là, tout s'était très bien passé pour Neymar, c'était différent aujourd'hui (vendredi). Mais c'est un processus d'apprentissage, pour les matchs à venir. » L'adaptation illico du joueur formé à Santos avait presque fait oublier qu'il n'est officiellement parisien que depuis trois semaines. Une broutille à l'échelle d'un groupe qui a ses automatismes depuis maintenant cinq ans et qui se connait à la perfection. Il va falloir du temps pour que Neymar se fonde dans le moule PSG, et inversement.

Meunier : « Avec ou sans Neymar, on fera toujours la différence »

Mais ses coéquipiers n'ont aucune inquiétude sur la suite des événements, ni sur une éventuelle dépendance au rendement de leur nouvelle star. « Ce n'est pas un risque avec un joueur de ce niveau, a rigolé Thiago Motta en zone mixte. Mais on doit l'aider, ce n'est pas lui qui va gagner tout seul les matchs, on le sait et lui aussi le sait. Il faut que les autres élèvent leur niveau, moi y compris. On doit le mettre dans les conditions pour faire la différence. » « Il ne faudrait pas compter à chaque fois sur lui, même si on connait ses qualités, parce qu'il y a des équipes contre qui il va avoir beaucoup plus de difficultés et il faudra trouver une alternative, a soufflé Thomas Meunier. On a un groupe très bon quantitativement et qualitativement. Avec ou sans Neymar, on fera toujours la différence. » En tout cas, le match de vendredi a démontré que Paris n'avait pas besoin qu'il soit grand pour s'en sortir contre le co-leader de L1.

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14 commentaires - L1 - PSG : La Neymar-dépendance, " ce n'est pas un risque "
  • je le vois tres jouer au bois de boulogne avec ses copines!!

  • le contrôle anti dopage a eu ses effets

  • Si Neymar n'a pas eu le rendement des précédents matchs, la raison en est tout simplement la tactique mise en place par l'entraineur de st Etienne. Cette même équipe, peut gêner beaucoup de clubs en ligue 1 cette saison.

  • Le PSG était déja un grand club avant l arrivée de Neymar qui vient renforcer cette équipe.Donc,on ne peut qu espérer le meilleur pour le PSG

  • je constatte qu'il y en a qui connaissent le foot comme moi le catéchisme