L1 - PSG : Angel Di Maria, c'est beaucoup de bruit pour rien

L1 - PSG : Angel Di Maria, c'est beaucoup de bruit pour rien©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 27 janvier 2018 à 08h00

En pleine réussite depuis le début de l'année 2018, Angel Di Maria est reparti sur les bases de sa phase retour de la saison passée et fait tout pour bouleverser la hiérarchie. Mais sauf absence, il ne sera pas du onze de départ du PSG contre le Real Madrid dans trois semaines.

Il y a comme un air de déjà-vu avec Angel Di Maria. Une première partie de saison insipide avant le réveil au retour de la trêve hivernale, des rumeurs de départ ne débouchant sur rien, une relation floue avec Unai Emery malgré les déclarations d'intention du coach parisien : l'ailier du PSG fait du copier-coller depuis deux saisons. A la différence près qu'il démarre 2018 sur des bases autrement plus élevées que 2017. Bien aidé par les circonstances, le trio Cavani-Neymar-Mbappé n'ayant pas pu débuter un match ensemble depuis le début de l'année, « El Fideo » en est à six titularisations consécutives. Avec à la clé des statistiques délicieuses : 5 buts et 5 passes décisives. Rarement il a semblé dans un tel état de confiance à Paris, hormis l'état de grâce des débuts sous Laurent Blanc. Preuve encore avec son doublé de passes décisives contre Guingamp mercredi en 16eme de finale de Coupe de France (4-2), qui aurait pu être un triplé au vu de son rôle dans le CSC de Lucas Deaux.Le redoutable Di Maria est de retourEn pleine possession de ses moyens physiques, Di Maria affiche un volume de jeu qui en avait fait un élément moteur de la quête de la Décima avec le Real Madrid en 2014. Il multiplie les courses dans son couloir, dézone avec bonheur et participe à l'effort collectif en défense, comme pour mieux coller aux exigences d'Emery. Même dans la défaite à Lyon (2-1), l'international argentin a surnagé par sa justesse technique et son implication, avant de faire les frais de l'expulsion de Dani Alves et de céder sa place à Thomas Meunier pour rééquilibrer l'équipe parisienne. Traînant son spleen à l'automne, il est redevenu redoutable. Il a retrouvé le niveau qui était le sien quand il avait terrassé le FC Barcelone d'un doublé en huitième de finale aller de la Ligue des Champions en février dernier (4-0) ou participé à faire exploser Monaco en finale de la Coupe de la Ligue (4-1). Mais cette sortie à l'heure de jeu est un symbole de sa place dans l'effectif du PSG. Dès qu'il faut sacrifier un joueur offensif, il apparaît en tête de liste.Di Maria : « Je montre que j'ai le niveau »C'est pour ça que son nom revenait avec insistance pour un départ qui aiderait le club à entrer dans les clous du fair-play financier. Depuis plusieurs semaines, les rumeurs ont été mises en sourdine et son niveau n'invite pas les dirigeants à lui ouvrir la porte. Reste que Di Maria n'a probablement aucune chance, aussi bon soit-il en ce moment, de bouleverser la hiérarchie d'ici au huitième de finale aller de Ligue des Champions contre le Real Madrid. Sauf absence d'un ou plusieurs des membres de la triplette de luxe du PSG, qui a suffisamment fait ses preuves lors de la phase aller, « ADM » s'assiéra sur le banc au Santiago-Bernabeu. Forcément frustrant pour un joueur qui fait tout pour changer son destin et qui vise aussi un objectif personnel. « J'ai la tête au Mondial, qui est la compétition la plus importante pour un footballeur, a reconnu Di Maria au sortir de la qualification aux dépens de Guingamp. Et je veux avoir du temps de jeu pour être en Russie. J'ai toujours su que le club allait acheter des joueurs et que cela pouvait rendre ma situation plus compliquée, mais, à chaque fois que je peux démarrer ou avoir quelques minutes de jeu, je montre que j'ai le niveau. »Des stats en ligne avec ses deux premières saisonsIl en aura probablement une nouvelle opportunité ce samedi avec la réception de Montpellier (17h00), Kylian Mbappé se remettant toujours de son choc avec Anthony Lopes. Idéal pour faire gonfler des statistiques dans la droite lignée de ses deux premiers exercices à Paris (9 réalisations et 9 passes décisives cette saison, 29 buts et 39 offrandes sur les deux premières). « J'ai toujours marqué des buts ou donné des passes décisives. Je n'ai jamais laissé entendre que je ne voulais pas être à Paris, ou que je me moquais de jouer ou pas. À chaque match, j'ai démontré que je mérite ma place, mais ensuite, il y a les décisions de l'entraîneur et c'est à lui de choisir. » En effet, le dernier mot appartient à Emery, qui a toujours valorisé l'apport de Di Maria, même quand il était critiqué pour son rendement médiocre. « Peut-être qu'il a besoin d'un rôle plus grand, mais je veux être clair avec lui : il est important, assurait l'entraîneur du PSG à la mi-décembre. Quand il joue, il doit être prêt pour bien jouer. » En clair, il faut qu'il s'habitue à son statut de joker. Et peu importe qu'il fasse tout pour se défaire de ce costume dont il ne veut pas.

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