L1 - Le PSG a encore de la marge, la preuve par quatre

L1 - Le PSG a encore de la marge, la preuve par quatre©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 17 septembre 2017 à 12h12

Si les Parisiens réalisent un début de saison historique dans l'histoire du club, avec sept victoires en autant de matchs toutes compétitions confondues et 26 buts marqués pour 4 encaissés, ils ont bien une marge de progression dans différents domaines. Les voici répertoriés et analysés un à un, avant la réception de Lyon dimanche en clôture de la 7eme journée de L1 (21h00), en guise de premier gros choc de la saison en championnat.

1. Trouver le bon équilibre en 4-4-2
Faute de profondeur au milieu, le PSG doit s'adapter à chaque fois qu'il lui manque du monde dans ce secteur. Javier Pastore et Angel Di Maria à l'infirmerie et Marco Verratti suspendu, Emery prolongera dimanche l'expérience du 4-4-2 débutée à Metz (1-5) et relancée pendant la dernière demi-heure à Glasgow contre le Celtic Glasgow (0-5). Ce système avait les faveurs du technicien basque à son arrivée, avant de revoir sa copie pour s'adapter à l'ADN d'une équipe marquée par trois ans de Laurent Blanc et façonnée dans le dogme de la possession de balle. Le fait que l'effectif parisien penche désormais vers l'avant, de par sa structure et avec les arrivées de Neymar puis de Kylian Mbappé, a donné à Emery les raisons de remettre ce dispositif en avant. Il va falloir du temps à ses joueurs, comme l'a montré la prestation inaboutie à Saint-Symphorien malgré un score fleuve en trompe l'œil, pour trouver leurs marques et le bon dosage dans cette configuration.
2. Redonner confiance à Areola et Kurzawa
Avant son match plein dans la semaine en Ligue des Champions, Alphonse Areola pataugeait dans le doute. Emery ne souhaite pas établir une hiérarchie claire au poste de gardien et laisse grandir un flou qui ne sert ni le troisième gardien des Bleus ni Kevin Trapp. Encore trop fébrile par instants, comme sur cette remise de la tête insensée à Metz, Areola ne dégage pas la sérénité requise pour porter le PSG dans ses rêves européens. Même constant pour Layvin Kurzawa, à nouveau le Parisien le plus en difficulté au Celtic Park, dans un match pourtant maîtrisé sans la moindre frayeur par le club de la Capitale.Moins précis offensivement, le latéral international français ne compense plus ses errements défensifs par son apport de l'autre côté du terrain et n'a pas encore noué une réelle complicité avec Neymar, son partenaire dans le couloir gauche. Son atout, c'est que la concurrence de Yuri Berchiche reste discrète pour l'instant. Elle pourrait se renforcer une fois que le latéral espagnol aura pris ses marques dans le groupe.
3. Intégrer les remplaçants au projet
Justement, la situation des remplaçants pose question. Dans un début de saison à un match par semaine jusqu'à cette première journée de Ligue des Champions, Emery a maintenu sa confiance à un onze-type sans quasiment y toucher, sauf cas particuliers, entre blessures et arrivées tardives des recrues. Résultat, sur les 22 joueurs ayant porté le maillot du PSG sur les sept premières sorties officielles, deux ont quitté le club avant le 31 août (Blaise Matuidi, Gonçalo Guedes) et seulement douze ont disputé au moins la moitié des minutes disponibles. Arrivé tardivement cet été, Julian Draxler peine à se fondre dans le collectif, comme Berchiche, Giovani Lo Celso, Lucas ou Christopher Nkunku, sorti de la rotation après avoir gagné sa place au cours de la deuxième partie de la saison dernière. Il faudra aussi gérer les retours de blessure de Di Maria et de Pastore, qui renforceront encore le besoin d'installer un turnover intelligent pour maintenir tout le monde sous pression.
4. Affirmer le côté « tueur »
La démonstration contre le Celtic (0-5) ne doit pas le faire oublier, le PSG galère pour plier les matchs rapidement. Jamais, à part contre Saint-Etienne (3-0), il n'a fait le break avant l'heure de jeu dans un match de L1. Anormal contre Amiens (2-0) ou même Metz (1-5), où il a fallu l'expulsion de Benoît Assou-Ekotto pour enfin lâcher les chevaux. Les Parisiens manquent parfois de réalisme, à l'image d'un Edinson Cavani qui n'est pas toujours inspiré devant le but, ou ne tentent pas suffisamment leur chance. Ils ont inscrit cinq buts sur seulement dix tirs en Ecosse. Une leçon d'efficacité qui masque que les attaquants parisiens ont trop tendance à se faire des politesses et à donner la passe de trop, en oubliant de jouer pour eux. Là encore, c'est une question d'équilibre pour le PSG, entre un partage de la balle nécessaire pour ménager les egos de chacun et le besoin de « tuer » les rencontres au plus vite. Histoire de s'épargner des frayeurs inutiles, surtout en championnat.

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