L1 : Le président du PSG dans la tourmente

L1 : Le président du PSG dans la tourmente©Media365
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Rédaction , publié le lundi 15 juillet 2019 à 10h35

L'année 2019 est décidément compliquée pour Nasser Al-Khelaïfi. Au-delà de son poste de président du PSG un temps menacé par une saison à un seul titre majeur et marquée par une nouvelle élimination dès les 8emes de finale de la Ligue des Champions, il a été mis en examen pour corruption, sur fond de soupçons d'achat des Mondiaux d'athlétisme 2017 et 2019.



Mais ce n'est pas tout. D'après les informations du Guardian et de Mediapart, qui ont pris connaissance de documents, Al-Khelaïfi a réclamé le versement d'une commission de 2 millions d'euros à Marcelo Simonian, l'agent de Javier Pastore, lors de son transfert de Palerme au PSG en 2011. Une pratique interdite, seuls un joueur ou un club pouvant rémunérer un intermédiaire, selon les règlements de la LFP. La Ligue a ainsi confirmé qu'une telle transaction serait illégale à ses yeux. De même pour la FFF, alors que la FIFA explique que « tout paiement pour les services d'un intermédiaire doit être fait exclusivement par le client de l'intermédiaire à l'intermédiaire ».

Simonian dément avoir touché de l'argent sur le transfert de Pastore

Dans une lettre datant de 2011, Al-Khelaïfi a demandé dans une lettre adressée au Cheikh Tamin bin Hamad Al Thani de rémunérer Simonian. Ce dernier, contacté par The Guardian, assure n'avoir pas touché d'argent sur ce transfert en qualité d'intermédiaire. Il n'y était pas autorisé, puisqu'il détenait déjà 50% des droits du joueur et était aussi mandaté par Palerme sur cette transaction. Mais des documents des Football Leaks démontrent qu'en septembre 2011, quelques semaines seulement après le transfert, un proche de Simonian a contacté un avocat français, Emmanuel Moulin, pour qu'il réclame de l'argent auprès du PSG. Une démarche dont Simonian, qui a démenti, était visiblement informée. Les deux hommes concernés ont vigoureusement démenti avoir touché le moindre centime.

Al-Khelaïfi pris en flagrant délit de mensonge ?

Dans sa lettre de 2011, dont des éléments ont été confirmés via les Football Leaks révélés par Der Speiegel, Al-Khelaïfi souhaitait aussi que 200 000 dollars de « frais » soient versés à Oryx QSI, une entreprise qatarie dirigée par son frère. Auprès du juge Renaud van Ruymbeke, en charge de l'enquête pour corruption dont il fait l'objet, « NAK » a soufflé qu'il n'avait pas l'autorisation de faire des factures pour Oryx QSI. Et pourtant, la lettre, à l'en-tête de l'entreprise, est signée de son nom. Après avoir contre-attaqué en expliquant que de nombreuses fausses informations et des documents fabriqués circulaient au sujet de l'Etat du Qatar émanant de ses voisins avec lesquels il est en conflit, comme l'Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes Unis, Al-Khelaïfi s'est muré dans le silence. Le Guardian et Mediapart assurent pourtant lui avoir fourni des preuves de son implication. Les Al-Thani ont aussi refusé de s'exprimer sur le sujet. Mais l'étau se resserre franchement autour d'Al-Khelaïfi.

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