Pourquoi Genesio est l'un des hommes forts de la fin de saison lyonnaise

Pourquoi Genesio est l'un des hommes forts de la fin de saison lyonnaise©Media365
A lire aussi

Arthur Merle, publié le jeudi 19 avril 2018 à 07h30

Alors que l'OL entame un sprint de cinq « finales » à disputer pour se qualifier en Ligue des Champions, Bruno Genesio pourrait bien être l'homme de la fin de saison rhodanienne. D'abord parce qu'il a mis en place un système qui convient à tous ses meilleurs éléments. Mais aussi parce qu'avec le retour de Nabil Fekir, il aura inévitablement des choix forts à faire.

Lyon va nettement mieux. Sur une série de cinq victoires consécutives en Ligue 1, dont quatre après le huitième de finale retour de Ligue Europa contre le CSKA Moscou, le club rhodanien a semble-t-il parfaitement digéré son élimination de la C3. Un jeu plus séduisant, des hommes forts de plus en plus réguliers et une moyenne de plus de trois buts inscrits par match sur ses quatre dernières rencontres : la bande à Bruno Genesio a retrouvé la forme au meilleur des moments. Loin d'y être étranger, le coach des Gones aura un rôle plus important que jamais à jouer dans la dernière ligne droite.Replacer Memphis dans l'axe, le choix payant de GenesioSon but victorieux dans les dernières secondes de l'Olympico, le 18 mars dernier (2-3), avait de nouveau fait de Memphis Depay le héros lyonnais d'un soir. Mais le Néerlandais est encore plus sous le feu des projecteurs depuis son passage dans l'axe contre Toulouse, une semaine plus tard (2-0). Au cours d'une prestation marquée d'un doublé, l'ancien joueur de Manchester United a affiché un visage extrêmement séduisant et rarement montré sur une rencontre entière jusque-là. Malgré le retour de suspension de Mariano le week-end suivant, Genesio a de nouveau décidé de titulariser le joueur de 24 ans à Metz, cette fois dans un système en losange. Avant de le faire descendre d'un cran contre Amiens, au poste de meneur de jeu dans la même organisation, avec une réussite similaire. Le genre de réussite qui lui a permis de totaliser quatre buts et cinq passes décisives sur ses trois derniers matchs.Un choix de système judicieux... à conserver ?L'autre décision importante de l'entraîneur lyonnais a concerné le système de l'OL. Réclamé depuis longtemps par les supporters, le passage en 4-4-2 losange a été testé -avec succès- à partir du déplacement chez la lanterne rouge (0-5). L'avantage ? Il permet de mettre Tanguy Ndombele, Houssem Aouar, et donc Memphis Depay, pour ne citer qu'eux, dans les meilleures dispositions. Et il semble taillé sur mesure pour Nabil Fekir, de retour contre Amiens après plus d'un mois et demi d'absence. Mais contrairement au 4-2-3-1 longtemps utilisé cette saison, il ne permet d'aligner « que » trois joueurs à vocation offensive, contre quatre auparavant. Une donnée pas si importante quand Lyon devait se passer de son capitaine et de Maxwel Cornet. Mais avec un groupe désormais au complet, c'est un petit casse-tête qui attend Genesio. De là à abandonner son losange pour pouvoir aligner davantage de forces offensives ? Cela paraîtrait surprenant.Memphis, Mariano, Traoré... A la recherche de la « concurrence saine »Le technicien rhodanien dispose désormais de toutes ses forces vives, dont la majorité en forme. De quoi instaurer une concurrence importante aux avant-postes. Nabil Fekir est « à 100% », selon les dires de Genesio en conférence de presse mercredi, et sera très certainement titulaire vendredi à Dijon. Si l'on part du principe que le gaucher sera positionné en meneur de jeu, le calcul est simple : il reste deux places pour quatre hommes (Depay, Traoré, Mariano, Cornet), sans compter les jeunes pousses Myziane Maolida et Amine Gouiri... Intéressant, tant l'apport des remplaçants en fin de match pourrait s'avérer crucial dans les cinq dernières étapes de cette course au podium. Cette concurrence ne sera cependant utile à l'écurie rhodanienne que si elle est saine. Autrement dit, les forts caractères que sont Mariano et Depay devront parfois accepter de prendre place sur le banc ou d'être remplacés à l'heure de jeu. Et c'est précisément là que Genesio aura un rôle important à jouer : dans sa communication avec les joueurs en question, mais surtout dans la gestion de son turnover. Des chois forts seront à faire et ils seront « assumés », à en croire l'homme de 51 ans.Laissez place au nouveau Genesio« Je trouve que parfois, il faut avoir de la mesure, ce qui n'empêche pas les critiques. Je trouve que les jugements définitifs font passer ce qui tiennent ces jugements-là pour des imbéciles ». Incisif, voire taquin, Genesio était en forme mercredi devant la presse. L'homme est semble-t-il plus confiant, et l'entraîneur a forcément gagné en légitimité grâce à ses récents choix payants. Un temps évasif concernant son avenir, le technicien s'est même dit « frais, déterminé, et très endurant mentalement pour finir cette fin de saison sur le podium et pour préparer à la prochaine » il y a quelques jours. Toujours conforté par Jean-Michel Aulas, qui est notamment monté au créneau sur le plateau de TLM récemment, Genesio semble prêt à s'affirmer, en allant jusqu'à directement répondre à ses « détracteurs » : « Pas de jeu, pas de fonds de jeu, aucune équipe, aucune complémentarité, que des exploits individuels. Moi je répète ce que vous dites, je le crois quand vous le dites ! (...) Bien évidemment qu'il faut du talent, des qualités individuelles. Mais lorsqu'on en marque beaucoup, je pense qu'il y a autre chose aussi derrière. Il y a aussi des mouvements, de la complémentarité, des choses mises en place à l'entrainement ». L'entraîneur des Gones semble effectivement plus frais que jamais. Et sera quoiqu'il arrive un acteur essentiel de cette fin de saison lyonnaise.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.