OL : La mise au point d'Aulas avant le match contre Paris

OL : La mise au point d'Aulas avant le match contre Paris©Media365

Rémi Farge, publié le vendredi 19 janvier 2018 à 09h07

Quand il s'exprime par le biais de longues interviews, le ton est forcément différent de celui employé sur Twitter. Moins direct, moins piquant, moins corrosif. Et surtout moins polémique.

A deux jours du choc entre l'Olympique Lyonnais et le PSG, les regards se tournent forcément vers Jean-Michel Aulas. En début de saison, le président lyonnais s'était accroché avec le club de la Capitale et son président Nasser Al-Khelaïfi au sujet des sommes dépensées lors du dernier Mercato. Au moment d'accueillir le leader du championnat au Groupama Stadium, le ton a changé, mais le contenu est sensiblement le même. « Pour ne pas le froisser, j'ai changé, non pas le discours, mais sa formulation, de manière à montrer que ce n'est pas un problème de jalousie ni d'homme, mais d'écosystème. Si j'avais trente ans de moins, je rêverais de ressembler à Nasser et d'avoir ses moyens », confie Jean-Michel Aulas au Figaro.« J'applaudis à deux mains le PSG. Contre le Real Madrid en Ligue des Champions, même si le président Florentino Perez est un ami, je serai évidemment supporter du PSG. Nasser (Al-Khelaïfi) est un type super bien, un dirigeant de qualité. Il est riche, beau, jeune, intelligent... Mes réticences ne le concernent pas mais le modèle dans lequel il s'inscrit », poursuit le président de l'OL. Pour appuyer son propos, JMA déroule même toutes les idées qu'il entend défendre dans les prochains mois devant l'UEFA pour réformer le football européen : fair-play financier, salary cap, limitation des effectifs à 25 joueurs, obligation d'inscrire 10 joueurs formés localement sur la feuille de match... Les idées ne manquent pas.Mais dimanche soir (21h00), il s'agira surtout pour lui de confronter son modèle à celui du PSG. Avec un étendard : Nabil Fekir. « Je préfère Nabil (Fekir) à Neymar. Nabil, c'est notre petit Neymar, s'amuse-t-il. Et Traoré ressemble aussi beaucoup à Neymar dans son dribble, sa manière d'accélérer. On n'est pas en reste à l'OL, avec nos moyens. » Malgré ses certitudes, Jean-Michel Aulas reste lucide et reconnait attendre Paris avec un peu d'anxiété. « C'est un match excitant dans un grand stade, qui sera plein, avec deux très bonnes équipes. Mais l'une des deux est très, très bonne et extraordinaire d'individualités, d'organisation et de puissance. On peut donc être inquiet. » Mais en communication, le président lyonnais est passé maître...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.