OL : La charnière lyonnaise n'a toujours pas de hiérarchie

OL : La charnière lyonnaise n'a toujours pas de hiérarchie©Media365
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Raphaël Brosse, publié le samedi 02 novembre 2019 à 08h30

Contre Toulouse, l'OL va tenter d'enchaîner avec un troisième clean-sheet consécutif, après Dijon et Metz. Pourtant, Rudi Garcia n'a toujours pas établi de hiérarchie dans sa charnière.

C'est un fait difficilement contestable, même par le moins lucide des supporters de l'OL : Lyon réalise un début de saison très en-deçà de ses espérances. Mais en dépit de ce démarrage raté, le club rhodanien peut se satisfaire de s'appuyer sur la cinquième meilleure défense de Ligue 1, avec seulement neuf buts encaissés. Preuve que cela n'est pas si anodin, il fallait remonter à l'exercice 2015/16 pour retrouver trace d'une défense lyonnaise moins perméable encore après 11 journées (sept buts concédés). Les protégés de Rudi Garcia restent d'ailleurs sur deux clean-sheets de rang en championnat, face à Dijon (0-0) et Metz (2-0). Une performance à relativiser malgré tout, car établie au Groupama Stadium et contre des adversaires censés lutter pour le maintien. Toujours est-il que que la situation peut sembler paradoxale, puisque l'arrière-garde de l'actuel 13eme de L1 est devenue imperméable alors même que son nouveau coach n'a pas clarifié la hiérarchie concernant sa charnière.

Garcia : « J'avais besoin de l'expérience de Marcelo »

Dans l'esprit de l'ancien entraîneur de l'OM, le seul titulaire indiscutable paraît être Jason Denayer, qui portera le brassard de capitaine à Toulouse samedi (20h00). Qui sera associé au Belge sur la pelouse du Stadium ? Mystère... Pour ses deux premières rencontres sur le banc lyonnais, contre le DFCO et à Lisbonne en Ligue des Champions (2-1), Garcia avait opté pour Marcelo, pourtant ciblé par les critiques en raison de performances souvent décevantes depuis la saison dernière. « Sur mes deux premiers matchs, j'avais besoin de l'expérience de Marcelo, s'est-il justifié. Mais je compte sur tout le monde car il y a beaucoup de rencontres, trois avant la trêve internationale puis neuf en un mois pour aller à la coupure hivernale. » Des propos peut-être voués à rassurer Joachim Andersen, l'autre prétendant au poste. S'il juge ce dernier « intelligent, sur le terrain et en-dehors, » le technicien de 55 ans n'a cependant pas manqué de pointer ses lacunes en français. « Lorsqu'on arrive dans un pays, la moindre des choses est d'en apprendre la langue, a ainsi souligné l'entraîneur des Gones. C'est important. Cela permet aux joueurs de communiquer plus facilement avec ses coéquipiers et les membres du staff. »

Andersen : « Je pense avoir fait mes preuves »

En sélection lorsque Rudi Garcia a succédé à Sylvinho, l'international danois a dû attendre la réception des Grenats pour montrer au natif de Nemours ce dont il était capable. « J'ai fait le boulot lors du dernier match contre Metz et j'espère continuer ainsi, a affirmé l'ancien de la Sampdoria Gênes en conférence de presse. Je pense avoir été bon. Je voulais montrer au coach qui j'étais. » Avant d'ajouter : « Je me sens bien ces derniers temps, j'ai confiance en moi et je pense avoir fait mes preuves. » Reconnaissant volontiers que ses débuts entre Rhône et Saône « n'ont pas été parfaits, » le défenseur de 23 ans se sent bien mieux désormais et assure être en mesure d'apporter une réelle plus-value sur le terrain. « L'un de mes points forts se situe au niveau de la relance, a-t-il indiqué. Dans le football moderne, il faut des défenseurs capables de participer à la création grâce à la première passe, vers la profondeur, afin d'approvisionner les milieux et trouver les attaquants. » Andersen est donc fermement convaincu de mériter une place de titulaire. Maintenant, reste à savoir si son entraîneur est sur la même longueur d'onde.

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