Ligue des Champions : Aulas fait le point

Ligue des Champions : Aulas fait le point©Media365
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Rédaction , publié le mercredi 06 novembre 2019 à 08h55

Jean-Michel Aulas a balayé l'actualité lyonnaise après la victoire de l'OL contre Benfica (3-1).



Suite à son succès mardi soir contre Benfica à domicile (3-1), l'Olympique Lyonnais est bien parti pour atteindre les 8emes de finale de la Ligue des Champions. À l'issue de ce match, avec le moral au plus haut, le président Jean-Michel Aulas a pris la peine de s'arrêter au micro de RMC Sport pour parcourir tous les sujets en relation avec son club et qui ont animé les discussions et les unes des journaux ces derniers mois. L'homme fort du club n'a rien éludé, évoquant notamment le cas Sylvinho, les contacts avec Blanc, la mauvaise passe de l'équipe, la venue de Garcia, le réveil de Depay et aussi... le départ prochain à la retraite de son éternel bras droit, Bernard Lacombe.

« Sylvinho ? L'erreur provient de moi »

La victoire glanée contre Benfica au Groupama Stadium confirme le redressement des Gones. Même s'il y a encore des progrès à faire, ces derniers sont sur la bonne voie avec trois victoires obtenues d'affilée. Les coéquipiers d'Anthony Lopes sont bien plus performants qu'au début de l'exercice lorsqu'ils étaient sous les ordres de Sylvinho. Le Brésilien a été débarqué de son poste en octobre et Jean-Michel Aulas a indiqué qu'il était le principal responsable de cette erreur de casting : « On avait besoin véritablement de quelqu'un qui serre la vis, parce qu'on a un groupe jeune, de talent, mais qui s'était un peu laissé aller. L'erreur provient de moi, parce que je suis président. Quand j'ai laissé Juninho choisir Sylvinho, peut-être que j'ai mal mesuré, que j'aurais dû savoir que l'expérience est irremplaçable. L'apport de Rudi avec ses 500 matchs de première division, en France et en Italie, démontre qu'il est dans le vrai ».

« Rudi Garcia est un homme d'action »

Après une entame poussive, Rudi Garcia répond aux attentes et les joueurs sont réceptifs à ce message. Jean-Michel Aulas est content de voir que ce choix a été payant : « C'est vrai que la réaction est intéressante. On était quatre à essayer d'apporter une solution. Il fallait vraiment être maso pour ne pas avoir choisi la raison qui s'imposait aux yeux de tout le monde. Rudi Garcia nous a fait une très bonne impression. Il est un homme d'action ».  Le boss des Gones a salué ensuite l'entente qui existe entre son entraineur et son directeur sportif : « L'état d'esprit est de retour, ce n'est pas par hasard: Rudi Garcia fait un très bon travail, très complémentaire de Juninho ».

« La non-venue de Blanc ? Pas du tout une question d'argent »

L'OL a misé sur Rudi Garcia, mais il aurait pu aussi parier sur Laurent Blanc. « JMA » a confirmé que les contacts étaient avancés avec l'ancien sélectionneur de l'équipe de France, et il en a dit un peu plus sur les raisons qui ont fait qu'il n'y a pas eu d'accord. « Ce n'était pas du tout une question d'argent. Pour moi, c'était Laurent Blanc quand je l'ai appelé. J'avais passé une partie de la Coupe du Monde en Russie pas très loin de lui. Il me fait toujours bonne impression. On a pris la décision en notre âme et conscience, qui nous paraissait la plus adaptée. Cela ne veut pas dire que Laurent n'aurait pas réussi ou fait beaucoup mieux. (...) On prend nos décisions en fonction d'un certain nombre de critères, on essaie de trouver la meilleure solution. »

« Depay, un joueur presque indispensable »

C'est collectivement que l'OL a remonté la pente. Toutefois, il y a un joueur en particulier qui symbolise ce sursaut, en l'occurrence Memphis Depay. Jean-Michel Aulas a admis que le Néerlandais est devenu « un joueur presque indispensable ». Un statut dont peu de joueurs de l'effectif actuel de l'OL peuvent se targuer, mais il y a un revers de la médaille : le vide qu'il pourrait laisser en cas d'indisponibilité. Et c'est ce qui pourrait se produire le week-end prochain lors du choc des Olympiques. « C'est vrai que ça va être le sujet, si Memphis est vraiment blessé et n'est pas là à Marseille, a reconnu le patron lyonnais. Mais j'ai confiance, parce qu'on a un groupe solidaire. On a la capacité de le faire. »

« Avec Lacombe, on est restés mariés 32 ans »

Enfin, pour conclure, Jean-Michel Aulas a parlé d'un sujet un peu moins joyeux, à savoir le départ prochain à la retraite de Bernard Lacombe, qui fut longtemps son principal assistant au club : « On est restés mariés depuis 32 ans. (...) Bernard fatigue un peu. Il reste quelqu'un d'abordable, qui connaît le foot très bien. Mon ambition est de faire comme à Madrid ou Barcelone, c'est d'avoir cette culture club de manière permanente. Il a été responsable de la formation, il est responsable des anciens et il va prendre sa retraite parce qu'il l'a bien mérité à la fin de la saison. On va faire un très grand match, une très grande manifestation, c'est pour ça que je ne voulais pas qu'il le dise, avec tous les joueurs qui le voudront. (...) Il faut qu'il sorte de l'opérationnel par le haut, mais il va rester au travers de son image, de sa présence, tout en haut de l'affiche parce qu'il va être le patron de tous les anciens. C'est une semi-retraite et il va rester évidemment à nos côtés. »

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