L1 - Nice : C1, Mercato, réussite... Le Gym ne se cherche aucune excuse

L1 - Nice : C1, Mercato, réussite... Le Gym ne se cherche aucune excuse©Media365
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Geoffrey Steines, publié le vendredi 11 août 2017 à 23h50

Nice a confirmé ses difficultés du moment en s'inclinant à domicile contre Troyes vendredi en ouverture de la 2eme journée de L1 (1-2). Mais si les Aiglons n'y arrivent pas, ils ne se réfugient derrière aucune excuse et assument leurs responsabilités avant de se rendre à Naples mercredi.

Nice aurait des excuses toutes trouvées. Un début de saison vampirisé par la Ligue des Champions, un groupe largement renouvelé à l'intersaison, un manque de réussite flagrant, un Mercato actif pour des joueurs de l'effectif : si l'OGCN compte zéro point après deux journées de L1, il n'est pas aidé par les circonstances. Mais pas question pour les Aiglons de se chercher des excuses dans la foulée de la défaite concédée à domicile contre Troyes vendredi (1-2), la quatrième sur ses cinq dernières sorties dans l'élite, soit autant que sur ses 45 dernières. Un coup difficile à encaisser, une semaine après le revers à Saint-Etienne (1-0). Les Niçois assument pourtant leurs responsabilités et cherchent les solutions pour repartir de l'avant, sans se cacher derrière les arbres qui pourraient cacher la forêt. La preuve par leurs déclarations d'après-match.
Excuse 1 : la Ligue des Champions
Entre le troisième tour préliminaire et les barrages de Ligue des Champions cet été, Nice a reçu un cadeau empoisonné avec sa place sur le podium de L1 en mai dernier. Lucien Favre ne veut néanmoins pas attribuer les difficultés de son équipe à ce facteur. « Ce n'est pas ça, a soufflé l'entraîneur azuréen vendredi. Ça tient à peu de choses. A Saint-Etienne, on ne fait pas un mauvais match. (...) Quelle que soit l'issue contre Naples, on va avoir des semaines anglaises, ce qui va aussi nous ralentir sur la fréquence des entraînements pour travailler nos systèmes de jeu. Espérons juste qu'on soit très occupés le mardi et le mercredi... »

Les joueurs étaient eux aussi tournés vers le rendez-vous de mercredi au San Paolo. « Naples, ça va être chaud, a lâché le capitaine Dante. Il faut prendre la défaite de ce soir (vendredi) avec la haine et y aller pour faire un bon résultat. » « C'est la déception qui domine, on doit tous faire mieux, a enchaîné Arnaud Souquet. Mais dès demain, il va falloir vite récupérer et se replonger dans Naples. C'est un avantage de jouer tous les trois jours, au moins on peut enchaîner les matchs. C'est dommage parce que ça aurait pu faire une bonne répétition pour arriver là-bas avec le plein de confiance. »
Excuse 2 : un effectif bouleversé
Victime de son succès, Nice a dû se reconstruire un groupe pendant l'été, entre les départs de cadres de la saison passée (Paul Baysse, Dalbert, Valentin Eysseric, Ricardo Pereira, Younès Belhanda) et les nombreux arrivées pour compenser. Favre demande de la patience pour que la mayonnaise prenne à nouveau. « On a perdu cinq-six titulaires de la saison passée, ça va prendre du temps de trouver l'amalgame. En Allemagne, sur une intersaison, j'avais perdu trois titulaires importants, ce n'était pas facile, alors imaginez cinq-six. Mais ce n'est pas grave, c'est un gros challenge à relever. » Le défi à relever pour le staff niçois est de huiler une machine qui fonctionnait à plein régime en 2016-17. « Il y a des tas de choses à remettre en place. (...) Il faut retrouver des automatismes, du pressing à la perte de balle. Si on défend à 85%, ça ne va pas. Il faut qu'on retrouve de la stabilité et de la sûreté dans la possession, aussi dans le jeu sans ballon. Mais il n'y a pas que du négatif. »
Excuse 3 : la scoumoune chronique
Déjà à Saint-Etienne, ce n'étaient pas les occasions qui avaient manqué aux Niçois en seconde période de repartir avec au minimum un point. Rebelote vendredi contre Troyes. « C'est un match qu'on pouvait aussi gagner, on a quatre occasions nettes », a souligné Favre, qui a immédiatement tempéré. « Ce n'est pas qu'une question de réussite. Troyes était dangereux à chaque contre-attaque. On a mieux joué 8-9 minutes en début de deuxième mi-temps et fatalité, c'est à ce moment-là qu'on prend le but. »

La fébrilité défensive a plombé le Gym et Souquet, qui fait partie des premiers concernés par ce secteur, ne s'explique pas cette nouvelle donne. « Par rapport à l'année dernière, pour l'instant, on prend trop de buts, et on sait que c'est difficile de marquer dans le foot. Certes, nous avons peut-être un manque de réussite, parce que je crois qu'elle est contrée sur le deuxième but, et puis on a plein d'occasions en première période où il ne manque pas grand chose... Mais il ne faut pas se cacher derrière ça. » Favre se souvient aussi de l'été dernier, où Nice avait gagné deux fois 1-0 pour disposer de six points après deux journées. « Ça se jouait à peu aussi », a-t-il lancé. Sauf que cette fois, le vent ne tourne pas dans le bon sens.
Excuse 4 : les affres du Mercato
Déjà très actif sur le front du marché des transferts depuis le mois de juin, Nice continue de l'être, dans le sens des départs (Seri) comme des arrivées. Mais c'est insuffisant pour justifier les soucis actuels de l'OGCN selon Souquet : « C'est une période d'adaptation pour tous les clubs, il ne faut pas se réfugier derrière ça pour expliquer ce match de Troyes. C'est à nous de faire mieux avec les joueurs qui sont là. Pour l'instant, on n'a pas gagné et il va falloir s'y mettre. » Deux nuls contre l'Ajax Amsterdam malgré la qualification, deux défaites en L1 : les Aiglons n'avancent pas. En partie parce qu'ils ne bénéficient plus de l'effet de surprise. « Maintenant, les équipes connaissent de plus en plus notre style, a reconnu l'ancien Dijonnais. Ça fait deux matchs qu'on fait, deux matchs qu'on tombe sur des blocs regroupés et ce sera encore plus le cas à domicile, sauf quand on jouera contre les gros. Il va falloir trouver les solutions, peut-être mettre plus de rythme, enchaîner plus vite les passes et prendre plus de risques. » Une piste parmi d'autres pour relancer un groupe qui s'avancera dans le doute vers l'un de ses défis les plus fous à Naples la semaine prochaine.

 

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