Un nouveau stade en 2022 pour les Canaris

Un nouveau stade en 2022 pour les Canaris©Media365
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Julien Pereira, publié le mardi 19 septembre 2017 à 12h38

Le FC Nantes et Johanna Rolland, maire de la ville, ont officialisé le lancement du projet YelloPark destiné à offrir un nouveau stade au club, qui remplacera la Beaujoire à l'été 2022.

Le FC Nantes n'avait pas profité de l'Euro 2016 pour remplacer un stade vétuste, faute de moyens. Mais finalement, l'organisation des Jeux Olympiques sur le territoire français en 2024 a poussé la ville à accélérer les négociations pour nouer un nouveau projet, baptisé YelloPark, qui doit conduire au remplacement de la Beaujoire, stade historique des Canaris, par un tout nouvel écrin. « Ne répondant plus aux normes UEFA et aux conditions de sécurité pour accueillir les grandes compétitions », comme l'a précisé Johanna Rolland, maire de la ville, l'actuelle enceinte du FCN sera détruite pour laisser place à la nouvelle.

Le nouveau stade répond à cinq critères

« Ce sera sûrement le plus beau stade de France, le plus moderne », a d'ores et déjà confié Waldemar Kita, le président du club, au moment où la maire de la ville, elle, vantait un « projet ambitieux, audacieux, nantais » et orienté autour de cinq axes. « Le premier est qu'il soit financé à 100% par des fonds privés ». Autrement dit, les Canaris ne seront pas propriétaires de ce nouveau stade, puisque les coûts avoisinent les 200 millions d'euros. « La deuxième constante concerne l'accessibilité financière des places, a ajouté Rolland, avant de poursuivre. Troisièmement, il faut que le projet soit lié à l'histoire du club. Et puis, il faut aussi que le projet urbain et immobilier soit organisé autour de ce stade. Enfin, le YelloPark doit être réalisé 'à la nantaise', avec une concertation avec les supporters et les habitants ».

La Beaujoire devait être sacrifiée

Si le nouvel écrin va prendre place sur les gravats de La Beaujoire, c'est avant tout pour des raisons pratiques. Conserver le même cadre permet de limiter les coûts liés aux nouveaux accès, souvent importants, comme ce fut le cas pour Lyon et Lille. Mais cette logique répond aussi à une question stratégique. « Je tenais à ce que l'on reste sur le site du stade actuel, parce que les supporters y sont attachés », concédait Kita. En effet, plusieurs groupes avaient affirmé leur souhait de conserver le stade né au milieu des années 1980. Mais remettre l'écrin aux normes aurait impliqué de nombreux sacrifices, en plus de dépenses colossales. « Il y avait environ 100 millions d'euros de travaux à faire. On aurait été obligé de diminuer quantitativement les places, et de faire baisser le nombre de places à 32000 », a précisé le président du FCN.

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