Nancy : Une pétition pour la démission de Pablo Correa

Nancy : Une pétition pour la démission de Pablo Correa©Media365
A lire aussi

Aurélie SACCHELLI, publié le jeudi 08 juin 2017 à 12h55

L'un des principaux groupes de supporters de Nancy a lancé une pétition pour la démission de Pablo Correa et du directeur sportif du club.

Il y a deux semaines, Jacques Rousselot annonçait que malgré la descente en Ligue 2, Pablo Correa restait l'entraîneur de l'AS Nancy Lorraine. Une décision que n'ont toujours pas digéré les 500 membres du Saturday FC, l'un des principaux groupes de supporters du club lorrain, qui ont décidé de lancer une pétition pour la démission du coach uruguayen et du directeur sportif Paul Fischer. En six jours, la pétition a recueilli 399 signatures. L'action est évidemment symbolique, mais elle est la conséquence, pour le Saturday FC, de six mois de « gestion calamiteuse du club à tous les niveaux ».
Les Chinois, la FFF, Lenglet, Chernik, le match des 50 ans... : les raisons de la colère
Pierre « Roots », secrétaire du SFC, nous détaille les éléments déclencheurs qui ont conduit à cette pétition : « Il y a d'abord eu à l'automne l'épisode du rachat du club par les Chinois, puis la candidature de Jacques Rousselot à la présidence de la FFF. Le Mercato d'hiver a été raté, avec le non-remplacement de Clément Lenglet. Nous n'apprécions pas non plus le fait que Pablo Correa ait des têtes de Turc, comme Sergey Chernik, et ne fasse pas assez confiance aux jeunes du centre de formation, comme Alexis Busin. Il y a eu ce match contre Lorient aussi, avec l'épisode du « gardien en bois ». En fin de saison, Pablo Correa ne se levait presque plus de son banc et changeait le onze de départ à chaque match. Et pour finir, ce dernier match contre Saint-Etienne, celui des 50 ans du club, où nous avons décidé de nous mettre en deuil. Nous avions dit au club depuis le mois de décembre que nous ne voulions pas fêter cet anniversaire alors qu'il y avait le risque de descendre à la 38eme journée. Mais on était 14eme à l'époque, le club s'est vu trop beau. » L'ASNL n'a en effet remporté que trois matchs de février à mai, et la victoire contre les Verts n'a pas empêché la relégation.
Un rendez-vous avec Jacques Rousselot avant la reprise
Via plusieurs banderoles, le Saturday FC avait fait passer des messages pendant les derniers mois de la saison (« Rousselot, le Boulevard de Grenelle te fait tourner la tête. Et nous on va se prendre une belle quenelle » ou « Et maintenant Président, c'est quoi le plan ? »), ce qui avait provoqué la colère de « JR ». « Les banderoles qui attaquent les personnes, ça plus jamais. Tolérance zéro ! », tonnait le président de l'ASNL il y a quelques semaines. « On avait raison sur toute la ligne, on ne nous a pas écoutés. L'association de supporters est plus visionnaire que le chef de l'entreprise, ce n'est pas normal », répond « Roots ». Jacques Rousselot devrait toutefois convenir d'un rendez-vous avec le Saturday FC la semaine prochaine ou la suivante. Un président que le groupe de supporters respecte, et dont il ne demande pas la démission. « La démission de Rousselot, ça va être délicat, dans le sens où il n'y a personne pour reprendre, donc on reste cohérent. On ne remet pas en cause Rousselot. Il a toujours été là, il s'est donné pour le club, mais on veut lui ouvrir les yeux. Ce qu'on lui demande juste, c'est de taper du poing sur la table, pas contre nous, mais contre Correa et Fischer. Ils ont fait leur temps. On ne remet pas en cause ce qu'ils ont fait par le passé. Mais ce sont eux qui doivent dégager. »
Objectif 1000 signatures
La fin de saison de Ligue 1 n'a pas mis fin à la « guerre froide » que se livrent le club et le groupe de supporters, puisqu'une nouvelle banderole a été déployée le week-end dernier lors du barrage de montée en D2 des filles de l'ASNL : « Notre passion n'a pas de tolérance », en référence aux propos sur la tolérance zéro de « JR ». « Il faut s'attendre à des banderoles à la reprise de la saison. Il est hors de question qu'on se laisse faire et qu'on nous interdise de rentrer des banderoles dans le stade », avance « Roots ». Quant à la pétition en elle-même, l'objectif sera d'atteindre les 1000 signatures. « La pétition est symbolique, mais elle a quand même un fond. Plus on aura de signatures, plus on aura d'écho au niveau des dirigeants. Je pense qu'il y a beaucoup de non-admirateurs en France de Monsieur Correa, qui est un entraîneur assez décrié. Il faut que les dirigeants lâchent maintenant, pas début juillet. On veut reconstruire maintenant. » Malgré tout, voir Pablo Correa à la tête de l'ASNL la saison prochaine ne semble pas décourager tous les supporters nancéiens, puisque selon L'Est Républicain, ils sont 400 à s'être abonnés ce mercredi lors de la première journée de la campagne d'abonnements, dont 10% de nouveaux.

>>> La pétition

>>> Nancy : Les supporters tirent la sonnette d'alarme
Présent cet après-midi pour encourager les féminines, le SFC sous les yeux de Jacques Rousselot ont tenu à lui faire passer un message. pic.twitter.com/MdBE6GjpY3

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
2 commentaires - Nancy : Une pétition pour la démission de Pablo Correa
  • je suis d'accord ou je signe le club n'a plus de capitaine a son bord dehors correa et fischer on a les joueurs pour avoir une bonne equipe mais avec correa ils restent sur le banc alors Mr correa dehors de mon club de coeur

  • 400 visionnaires qui ont eu leur vision après la dernière journée. Que Rousselot ne se laisse pas faire et n'agisse pas comme les dirigeants stéphanois dans l'affaire Mounier. Le club n'appartient pas aux supporters.