Monaco : Son émotion, ses idées, son ambition... Les premiers mots d'Henry

Monaco : Son émotion, ses idées, son ambition... Les premiers mots d'Henry©Media365
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Rédaction , publié le mercredi 17 octobre 2018 à 16h05

Retrouvez les principaux moments de la conférence de presse tenue par Thierry Henry ce mercredi à Monaco.

Thierry Henry, était-ce naturel de démarrer votre carrière d'entraîneur à Monaco ?

Quand j'ai reçu l'offre de Monaco, c'était le choix du cœur. Monaco s'est présenté comme une évidence. Je suis très heureux d'être ici même si je sais qu'il y a du travail. Tout le monde sait l'attachement que j'ai pour un club à Londres (ndlr : Arsenal), mais c'est ici que j'ai débuté, ici que j'ai marqué mon premier but. C'est un club qui a une place particulière dans mon cœur. Je regarde tout le temps les résultats de Monaco. Quelque part, je suis un petit du centre de formation. Le petit a bien grandi, est passé de l'autre côté de la ligne, et j'espère qu'on va pouvoir redresser la barre. Je suis de retour où tout a commencé, c'est vraiment extraordinaire.



Vous avez connu beaucoup de grands entraîneurs pendant votre carrière de joueur. De qui allez-vous vous inspirer ?

J'ai beaucoup appris de mes différents managers. Si je parle précisément d'Arsène Wenger, il m'a énormément appris, il m'a appris ce que c'était d'être un grand professionnel, ce que c'était de performer. Vous savez, vous apprenez des gens forcément, et après il faut aussi mettre sa patte. Pep Guardiola est aussi une référence. A Arsenal, on parlait beaucoup de jeu. Beaucoup de gens m'ont aussi inspiré en France. Je pourrais citer l'école nantaise, avec Suaudeau et Denoueix. J'étais assez admiratif de leur style, ils ont inventé la transition. Tous ces gens m'ont inspiré. Je n'oublie pas non plus l'académie qui m'a préparé avant de venir ici, à l'INF Clairefontaine.



Quel genre d'entraîneur aimeriez-vous être ?

Quand on travaille, on travaille. Evidemment il y a des moments où il faut rigoler, prendre du plaisir. Mais il y aura de la rigueur. Il va falloir travailler dur, cravacher. J'aime rigoler, mais il y aura énormément d'intensité. La clé, c'est de s'adapter et d'être patient. Il y aura des règles à respecter et si ce n'est pas le cas il y aura sanction, mais j'espère qu'on n'aura pas besoin d'en arriver là.

Henry : « Je préfère vivre dans le présent et le présent c'est Strasbourg »


Que pensez-vous de votre effectif actuel et quel objectif vous fixez-vous pour cette saison ?

Premièrement, il ne faut penser qu'à Strasbourg. Il faut penser aux joueurs partis en sélection. Le moral n'est pas au plus haut donc ce n'est pas évident de préparer ce match quand la moitié de l'équipe n'est pas là. Il va falloir trouver un équilibre, sécuriser les joueurs en position haute comme en position basse. On doit prendre moins de but. Je préfère vivre dans le présent et le présent c'est Strasbourg.



Vous avez eu beaucoup de succès comme joueur, vous attendez-vous à connaître autant de succès comme coach ?

Le long terme, c'est loin. Pour l'instant, je suis concentré sur la mission ici. Le succès est une notion assez relative. Dans un grand club européen le succès c'est une victoire en Ligue des Champions. Dans d'autres clubs, il suffit de gagner le championnat ou de faire progresser les joueurs. Pour moi, faire grandir les joueurs serait déjà une réussite.

Le fait d'avoir eu une immense carrière de joueur va-t-il être un atout à l'aube de cette nouvelle carrière d'entraîneur ?

Cela va m'aider, bien sûr. J'espère que ça deviendra un atout. Mais cela ne veut pas dire que grâce à ça, ça sera beaucoup plus facile. Être patient c'est super important. Surtout pour un entraîneur. Personnellement, je pense que ça va m'aider, oui. Mais on a vu de très grands entraîneurs n'ont pas joué au foot, et vice-versa.

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