L1 - Monaco / Vadim Vasilyev : " Chaque année, on dit que c'est la fin du projet monégasque "

L1 - Monaco / Vadim Vasilyev : " Chaque année, on dit que c'est la fin du projet monégasque "©Media365

Arthur Merle, publié le vendredi 14 septembre 2018 à 10h00

Dans une interview accordée à L'Equipe, le vice-président de l'AS Monaco Vadim Vasilyev a répondu aux critiques qui accompagnent le début de saison laborieux de l'ASM. En se justifiant notamment sur le recrutement de cet été.

Une lourde défaite face à Paris lors du Trophée des champions (4-0), quatre points pris sur les quatre premières journées de Championnat : à quatre jours de la réception de l'Atlético Madrid en phase de poules de la Ligue des Champions, l'AS Monaco n'est clairement pas au mieux. Pas de quoi, cependant, amener Vadim Vasilyev à s'affoler outre-mesure. « On n'est pas contents, c'est évident. Mais on a perdu deux matchs dans les dernières minutes. Et puis, avec tous les changements qu'on a faits, je m'attendais à un début de saison difficile, surtout une année de Coupe du monde », a déclaré le vice-président de l'ASM dans une interview accordée à L'Equipe. Le tout en faisant redescendre la pression autour de la réception des Colchoneros, mardi (21h00) : « Ce match arrive tôt, ça joue contre nous. Mais on sera là. J'ai parlé avec Falcao et les autres cadres, on est confiants. L'Atlético est plus fort mais on a de la qualité et on joue à domicile ».

Vasilyev : « Mon rôle est d'anticiper les changements sur le marché »


Malgré toute sa bonne volonté, Vasilyev est cependant pointé du doigt pour le recrutement effectué par le club de la Principauté lors du dernier marché des transferts. Avec le départ de plusieurs cadres et l'arrivée de très jeunes joueurs... « On a vendu beaucoup mais on a investi beaucoup aussi. Sur les deux derniers Mercatos, on a investi autant que Paris, Marseille et Lyon réunis, a-t-il mis en avant. Mon rôle est d'anticiper les changements sur le marché des transferts, pas de les suivre. Les résultats, on les verra et on les voit déjà : Pietro Pellegri a été appelé en équipe d'Italie à 17 ans ». De quoi balayer d'un revers de main les critiques évoquant un Mercato tourné exclusivement vers le moyen terme : « Oui, on a pris plein de jeunes, mais on a aussi pris des joueurs pour l'équipe d'aujourd'hui. Il faut savoir distinguer l'un de l'autre. D'un côté, la construction de l'équipe aujourd'hui et, de l'autre, les cinq prochaines années ». D'où le mélange entre les joueurs prêts comme Nacer Chadli, Aleksandr Golovin ou Jean-Eudes Aholou et les espoirs nommés Willem Geubbels ou encore Wilson Isidor.

Vasilyev : « On voudrait apporter plus de stabilité »


Comme à chaque début de saison laborieux, c'est donc la nature même du projet monégasque qui est remise en question. Ce qui a le don de froisser Vasilyev : « Je suis habitué mais ça m'agace que les gens soient dans l'instantané. Je dois agir sur la durée, prévoir et anticiper le marché. Chaque année, on dit que c'est la fin du projet monégasque. En 2015-2016, avant la saison du titre, Leonardo (Jardim) avait déjà été attaqué », s'est-il défendu dans les colonnes du quotidien. En habitué, le technicien portugais doit reconstruire son groupe chaque année. Conscient de la difficulté d'une telle tâche, le vice-président du club du Rocher a avoué nourrir une réflexion à ce sujet : « C'est son point fort, la gestion des changements. Mais on réfléchit avec le président (Dimitri Rybolovlev) : à l'avenir, on voudrait apporter plus de stabilité et faire moins de changements d'une saison sur l'autre. Sans changer le projet ». Et là est bien toute la complexité : atteindre un équilibre « difficile à trouver ».

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