L1 - Monaco : Pourquoi Leonardo Jardim est encore indiscutable

L1 - Monaco : Pourquoi Leonardo Jardim est encore indiscutable©Media365
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Arthur Merle, publié le mercredi 26 septembre 2018 à 11h25

Alors que l'AS Monaco n'avance pas en Ligue 1, Leonardo Jardim vit l'une de ses périodes les plus compliquées depuis son arrivée sur le Rocher. Pourtant, le technicien portugais n'a pas grand-chose à se reprocher pour le moment.

Pour Monaco, ça commence à faire tâche. Battu à domicile contre Angers mardi (0-1) quatre jours après avoir concédé le match nul face à Nîmes (1-1), le club de la Principauté est seizième et pourrait même se retrouver relégable à l'issue de cette septième journée. Et plus qu'une question de résultats, c'est le contenu, voire l'attitude des Monégasques qui a interpellé contre le SCO. L'ASM n'a en effet cadré aucun tir durant la rencontre, une première depuis 2010. En revanche, Diego Benaglio va régulièrement chercher le ballon au fond de ses filets et a encaissé trois buts sur les cinq derniers tirs cadrés subis par Monaco en championnat. Le tout alors que Leonardo Jardim a regretté le comportement de ses hommes sur la pelouse. « L'équipe n'a pas crée, n'a pas joué avec l'engagement et l'attitude escomptés », a-t-il déclaré. Indigne d'une formation qui joue le podium depuis plusieurs années et qui est engagée en Ligue des Champions cette année. « Il y a vraiment urgence », a de son côté alerté Nacer Chadli à l'issue de la rencontre, alors que Djibril Sidibé a invité à la remobilisation. Et dans ces cas-là, le premier visé est généralement l'entraîneur.

Jardim a encore des excuses et des motifs d'espoirs


Arrivé sur le Rocher en 2014 et encore sous contrat jusqu'en 2020, Jardim a mis les choses au clair très rapidement après la défaite mardi soir : il compte bien respecter son bail. Et d'ailleurs, hormis quelques messages isolés sur les réseaux sociaux, personne ne le remet pour le moment en question. Après tout, le technicien portugais a encore quelques excuses. Et s'il est impossible de considérer l'ASM comme étant déjà au fond du gouffre, c'est qu'elle n'a pas encore pu utiliser tous ses moyens pour redresser la barre. L'argument numéro un est évidemment celui des blessures, qui ont handicapé Monaco depuis le début de saison. Rony Lopes et Danijel Subasic sont encore sur le flanc, alors qu'Aleksandr Golovin honorait sa première titularisation mardi soir en même temps que Djibril Sidibé faisait son retour. Ajoutez à cela une charnière Glik-Jermerson qui pourrait difficilement faire pire et des jeunes qui n'ont pas encore explosé (Mboula, Pellegri, Diop) et la marge de progression monégasque est encore immense. Le tout alors que Youri Tielemans et les siens ne sont, provisoirement, qu'à quatre points de Marseille et Lyon, leurs concurrents directs dans la course au podium.

Qui de mieux pour incarner le projet monégasque ?


Paradoxalement, c'est dans le sens inverse que la question peut être posée. Et si, plutôt qu'une éventuelle envie des dirigeants russes de se séparer de leur entraîneur, le risque était que Jardim se lasse du projet dont il fait partie depuis quatre ans ? « Si je suis usé ? Non, c'est le projet du club. Tout le monde ici a accepté ce projet et travaille sur cela », déclarait-il au micro de Canal + après la rencontre. Obligé de composer avec un renouvellement perpétuel de son effectif, l'ancien coach de l'Olympiakos ou du Sporting Portugal semble partir d'encore plus loin que d'habitude. Cette saison, c'est sur des hommes comme Jean-Eudes Aholou, Youssef Aït Bennasser ou encore Samuel Grandsir que le coach de 44 ans doit s'appuyer pour, de nouveau, accrocher le wagon du Top 3. Pourtant, malgré un certain fatalisme, le Portugais n'a jamais remis en cause les moyens dont il disposait, et continue de s'adapter. « Les supporters ne sont pas contents. C'est normal. Et ici, ils sont gentils », expliquait Jardim mardi. Mais si critiques il doit y avoir, pas sûr qu'il soit la bonne cible. Dmitri Rybolovlev et Vadim Vasilyev, en revanche, pourraient avoir à se justifier de plus en plus souvent si les chose venaient à s'empirer. Et ce n'est pas pour rien que le vice-président monégasque admettait récemment qu'un ajustement du projet serait peut-être nécessaire.

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