L1 - Monaco : Falcao, les raisons d'un passage à vide

L1 - Monaco : Falcao, les raisons d'un passage à vide©Media365
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Julien Pereira, publié le samedi 07 avril 2018 à 07h41

Epoustouflant lors de la première partie de saison, Radamel Falcao n'a marqué que deux buts en Ligue 1 en 2018. Comment expliquer cette baisse de régime ?

Parce qu’il est usé physiquementLa stat’ qui le montre : Falcao a joué 81% du temps avant 2018, 45% en 2018

A 32 ans, Radamel Falcao doit vivre avec ses fragilités musculaires, qu’il paie de plus en plus régulièrement avec l’accumulation des matchs. Ses qualités de finisseur, liées à sa rapidité d’exécution dans la zone de vérité ou à sa détente, dépendent énormément de sa fraîcheur physique, qu’il ne retrouvera probablement pas avant la trêve post-Coupe du Monde.

Parce que Monaco n’a plus la maîtrise du ballonLa stat’ qui le montre : 52% de possession avant 2018, 49% après

Radamel Falcao est un homme de surface. Un vrai. Dans le 4-4-2 monégasque, sa participation à la construction des offensives est mineure, et se résume à son seul rôle de point d’appui pour remonter un bloc bas. Pour s’alimenter en ballons opportuns, l’attaquant colombien dépend donc de la maîtrise du reste de son équipe. Lors de la première partie de saison, l’ASM avait constamment la possession, hormis face à ses adversaires directs (PSG, OM, OL) et au LOSC de Bielsa. Depuis le mois de janvier, elle s’est laissée dominer par d’autres équipes : Dijon, Strasbourg ou encore Rennes. Alors, forcément, l’importance du « Tigre » et surtout son impact ont été réduits.

Parce que son association avec Jovetic manque de vécuLa stat’ qui le montre : Jovetic et Falcao n’ont jamais joué ensemble la totalité d’un match de L1 cette saison

Ces dernières semaines, Stevan Jovetic a profité des absences répétées de Radamel Falcao pour se rendre utile, voire indispensable, aux yeux de Leonardo Jardim. Désormais, le coach portugais est contraint d’aligner les deux hommes en attaque. Mais puisqu’ils ont « des caractéristiques similaires », comme l’a encore rappelé le technicien du club du Rocher la semaine dernière, le Colombien et le Monténégrin ont encore besoin de temps pour nouer une véritable entente, alors qu’ils n’avaient joué que 4 matchs ensemble, pour 235 minutes environ, en première partie de saison. Surtout que l’ancien joyau du Partizan, puisqu’il jouit d’un statut de joueur confirmé, éprouve plus de difficultés à se mettre au service du capitaine monégasque. Alors qu’Adama Diakhaby, qui a encore tout à prouver, le faisait plus naturellement.

Parce que les ailes monégasques sont moins à son serviceLa stat’ qui le montre : 25 centres par match avant 2018, 20 après

Défaillantes en début de saison, les ailes du onze monégasque ont retrouvé des certitudes au fil des mois. Rony Lopes s’est affirmé et Thomas Lemar s’est découvert une zone de confort dans l’axe. Autant d’évolutions qui ont considérablement réduit le nombre de centres, pourtant essentiels au rendement de Falcao. L’ancien joueur du FC Porto a marqué 16 de ses 17 buts depuis la surface de réparation, et 9 depuis la zone des six mètres.

Parce que l’ASM est plus dépendante de Rony Lopes que de FalcaoLa stat’ qui le montre : Rony Lopes a marqué 4% des buts de Monaco avant 2018, 31% après

Si Monaco n’a pas véritablement souffert des absences de son capitaine, c’est aussi et surtout parce que Rony Lopes a endossé le rôle de leader. Epoustouflant ces dernières semaines, l’ailier portugais a largement comblé ses lacunes devant le but pour devenir un joueur complet, de dynamiteur à finisseur. Alors, forcément, toute l’équipe s’est reposée sur sa montée en puissance, pour effacer, peu à peu, sa Falcao-dépendance. Depuis le début du mois de janvier, l’ancien joueur de Manchester City a quasiment inscrit un tiers des buts du champion de France. Comme Falcao en première partie de saison.

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