Football Leaks : Aulas, Thiriez... Comment Monaco se serait attiré les bonnes grâces du foot français

Football Leaks : Aulas, Thiriez... Comment Monaco se serait attiré les bonnes grâces du foot français©Media365
A lire aussi

Rédaction , publié le mercredi 21 novembre 2018 à 18h50

Les dernières révélations des Football Leaks concernent encore Monaco, qui a noué des relations commerciales avec des dirigeants haut placés du football français éventuellement dans le but d'assouplir leur position vis-à-vis du club de la Principauté et de sa situation fiscale particulière.

Les Football Leaks ne lâchent plus l'AS Monaco ces derniers jours. Les dernières révélations de Mediapart concernent à nouveau le vice-champion de France en titre, qui a noué des relations commerciales avec Frédéric Thiriez ou Jean-Michel Aulas au moment de son retour de L1 en 2012-13. Un timing qui interroge le média d'investigation, car les présidents des clubs professionnels avaient alors négocié un deal à 50 millions d'euros sur deux ans pour ne pas exclure l'ASM du championnat de France en raison de ses avantages financiers liés à sa situation fiscale particulière en Principauté.

Aulas reconnait les faits et les minimise


Les dirigeants monégasques n'ont jamais réglé cette somme, le Conseil d'Etat ayant jugé l'accord « irrégulier et illicite ». Mais les accords passés avec les personnes influentes du football français dont Mediapart révèle l'existence sont antérieurs à ce rebondissement. L'ASM a ainsi conclu en mai 2015 un contrat avec la Cegid, l'entreprise informatique fondée par Aulas, qui était administrateur de la Ligue de Football Professionnel. « JMA » dément dans Mediapart toute collusion, assurant qu'il n'a aucunement influé dans les négociations et que le montant du software vendu, de « seulement quelques milliers d'euros », n'est pas « significatif » à l'échelle de sa société.

Des accords tacites avec des présidents


Alors président de la LFP, Thiriez, avocat de métier, ne nie pas que le club du Rocher a été défendu par le cabinet Lyon-Caen/Thiriez dans un dossier devant le Conseil de Cassation fin 2013, contre 9 000 euros. « J'ai été extrêmement surpris de lire sous votre plume que le cabinet auquel j'appartiens aurait accepté de représenter l'ASM et en aurait perçu des honoraires, souffle le principal intéressé dans des propos rapportés par Mediapart. Vérification faite, c'est malheureusement exact. » Thiriez explique pourtant avoir fait en sorte de se décharger de toutes les affaires touchant de près ou de loin au football pour éliminer la possibilité d'un conflit d'intérêt. D'autres accords tacites, notamment sur la vente de joueurs, ont été passés entre les dirigeants de Monaco et ceux d'autres clubs (Jean-Raymond Legrand à Valenciennes, Jacques Rousselot à Nancy), contre leur soutien devant la Ligue. Troublant, forcément...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.