L1 - Metz : Le constat d'échec inévitable d'une saison cauchemardesque

L1 - Metz : Le constat d'échec inévitable d'une saison cauchemardesque©Media365
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Rémi Farge, publié le lundi 07 mai 2018 à 07h25

Battu par Angers dimanche (1-2), le FC Metz est officiellement relégué en Ligue 2. Dur à accepter pour les joueurs messins et leur entraîneur, mais terriblement logique au regard de la saison des Lorrains.

Cette fois le couperet est tombé. Metz est relégué. Battu par Angers dimanche après-midi (1-2) pendant que Lille prenait trois points importants à Toulouse (2-3), le club lorrain ne peut plus espérer se sauver en Ligue 1. Une situation difficile à accepter pour les joueurs et les dirigeants messins, mais qui n'est que la résultante logique d'une saison cauchemardesque en bien des points. « Ce soir, c'est très dur pour tout le monde, a soufflé Frédéric Hantz en conférence de presse dimanche soir. Ce match est symbolique de la saison. On est bien dans le match mais on sent qu'il nous manque des choses. C'est un peu tout qui se rajoute ce soir. Sur l'ensemble de la saison, je pense que le FC Metz est à sa place. Il va falloir digérer cela et la vie continue... »Une intersaison mal négociéeLa vie continue, mais en bas. Là où personne ne veut être. Pourtant, en se maintenant la saison dernière, le club lorrain pensait avoir fait le plus dur. Mais quand des clubs aux situations assez proches comme Angers et Dijon arrivent à pérenniser leur place dans l'élite, les Grenats n'y arrivent plus. C'est la quatrième relégation sur les cinq dernières saisons passées en L1. La faute, en premier lieu, à une intersaison ratée. Parmi les recrues messines, seuls Nolan Roux et Matthieu Dossevi se sont montrés au niveau. Moussa Niakhaté s'en est sorti honorablement, mais Julian Palmieri, Geronimo Poblete, Miguel Cafu, Ibrahima Niane, Emmanuel Rivière ou encore Brian Fernandez n'ont rien apporté. Et que dire de Philipp Wollscheid, débarqué avec un statut d'international allemand, et qui n'a disputé qu'un match de Coupe de la Ligue contre le Red Star...Défense aux fraises et départ rédhibitoireAvec 70 buts encaissés en 36 journées, le FC Metz ne pouvait décemment pas ambitionner de se maintenir dans l'élite. Cette défense, jamais stabilisée et jamais sereine, a plombé une formation lorraine qui avait fini par trouver son rythme de croisière offensivement. Et rien n'a changé à l'intersaison, où aucun renfort n'a été apporté dans ce secteur. « En cherchant, en novembre, on est tombé sur un nombre limité de joueurs, sans contrat, pas à même physiquement de rentrer dans l'équipe », se justifiait récemment le président Bernard Serin. Car si Metz s'est mis à chercher dès novembre, c'est que la situation l'exigeait. Avec un succès sur les dix-sept premières journées de championnat, il fallait être fou pour y croire. Frédéric Hantz, recruté pour remplacer Philippe Hinschberger, avait pourtant été appelé pour réussir cette mission impossible.Quel avenir pour Metz ?Quand les Messins ont pris treize points sur dix-huit possibles en décembre et en janvier, tout le monde a repris espoir à Saint-Symphorien. On voulait alors s'inspirer de Sochaux et de Toulouse, auteurs de retours incroyables sur la phase retour lors des saisons précédentes. Sauf qu'en comparaison aux deux exemples cités précédemment, Metz partait de beaucoup plus loin. De beaucoup trop loin. Et la moindre rechute lui serait fatale. Elle lui a d'ailleurs été. La saison prochaine, les Grenats vont repartir au purgatoire. Avec quel effectif, quel entraîneur et quelle équipe dirigeantes ? Nul ne le sait encore. « Le reste, on verra plus tard. Il faut respecter ma déception, je ne suis pas dans une capacité d'analyse », a prévenu Frédéric Hantz dimanche soir. Le chantier (re)commence déjà...

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