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Ligue 111ème journée
Stade Auguste-Delaune II - Arbitre C.Turpin
humide16°C
Terminé
Journaliste : Vincent Dégremont

, publié le 26 octobre

Auteur d'un petit match, Reims pouvait difficilement espérer mieux qu'un match nul face à Nîmes (0-0). Les Champenois ont même évité le pire.

Le debrief
Après un premier exercice dans l'élite bouclée aux 8eme (Reims) et 9eme (Nîmes) places, les deux promus se retrouvaient pour la saison de la confirmation. Similaires en 2018-19, les trajectoires des Champenois et des Varois étaient diamétralement opposées lors des dix premiers matchs du championnat édition 2019-20. En s'imposant à domicile face à Montpellier lors de la dernière journée (1-0), le Stade de Reims avait réalisé une superbe opération, passant de la 6eme à la 3eme place. Les protégés de David Guion caressaient même l'espoir de monter sur la 2eme marche du podium, depuis la veille et le faux-pas de Nantes à la Beaujoire. Face au barragiste nîmois, la formation champenoise avait donc la faveur des pronostics. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, le même onze démarrait sur la pelouse, et les mêmes remplaçants s'asseyaient sur le banc. Las ! Pas de football champagne ni d'ivresse des sommets, la mayonnaise collective ne prenant pas en attaque, où les éléments offensifs se sont perdus dans des initiatives individuelles et prévisibles. Laborieux, les Rémois ont bien tenté de pousser au début et à la fin du match, sans l'inspiration et la complicité qui auraient pu ouvrir des brèches dans une défense gardoise très solide. Décidément, les Champenois préfèrent les gros aux petits !

Antépénultièmes au coup d'envoi, les Crocos n'avaient gagné que deux fois depuis le début du championnat, la dernière remontant au 21 septembre. Si les Nîmois avaient laissé entrevoir du mieux récemment, brisant une série de deux défaites par un nul solide à Pierre-Mauroy (2-2), et laissé ensuite filer la victoire dans les ultimes secondes aux Costières face à Amiens (1-1), la formation gardoise, assise sur le strapontin de barragiste, pouvait se retrouver lanterne rouge en cas de mauvaise performance conjuguée aux succès de Strasbourg et Dijon. Les Alsaciens l'ayant emporté devant Nice (1-0), le club du Gard reste à la même place tout en dépassant Metz grâce à un nul à l'extérieur largement mérité. Timorée en début de partie, la formation visiteuse a peu à peu pris confiance en elle, et aurait dû ouvrir le score sans un arbitrage technologique trop pointilleux et un gardien adverse 5 étoiles. Disciplinée, rigoureuse, battante, l'équipe de Bernard Blaquart s'est montrée plus cohérente que son hôte. Davantage que sur ce petit point, elle pourra s'appuyer sur ce bon comportement à l'extérieur pour consolider son opération redressement.
L'instant T :
On joue la 30eme minute et Valls frappe un corner côté gauche. Le ballon traverse le paquet jusqu'à Kévin Denkey, qui pousse de la tête à bout portant. Le Togolais célèbre sa joie en courant vers le rond central, mais M.Turpin l'arrête : le VAR a signalé à l'arbitre central une (légère) obstruction de Renaud Ripart sur Thomas Foket au premier poteau. Cruel pour les Gardois, pas gâtés par la vidéo depuis le début de la saison.
Les tops et les flops
Anthony BRIANÇON (7)
Anthony Briançon va bientôt fêter ses 25 ans. Et pourtant, il joue déjà comme un vieux briscard, pilotant sa défense dans les temps forts et les temps faibles, sachant quand il faut poser ou balancer, et surtout montrant l'exemple au duel. La charnière qu'il forme avec Pablo Martinez s'est adaptée au défi de l'attaque rémoise, isolant chaque élément pour les contraindre à se perdre en initiatives individuelles. Et ça a parfaitement fonctionné !
Predrag RAJKOVIC (7)
L'international serbe est à peine plus jeune qu'Anthony Briançon, mais la pression ne semble pas avoir d'emprise sur lui. Il prend ses décisions très rapidement, et ce sont toujours les bonnes. La colle sur ses gants lui permet d'aller chercher tous les centres, ce qui est bien pratique pour sa défense. Peu sollicité, il a réalisé deux arrêts réflexes exceptionnels : sur un centre de Théo Valls que Thomas Foket avait dévié vers son petit filet, le prenant à contre-pied, puis sur une tête croisée de Renaud Ripart, qui a repris un corner à l'angle des 5,50m. Et là, Predrag Rajkovic a fait du Gordon Banks ! Si Reims a pris un point, c'est grâce à ces deux parades !
Rémi OUDIN (4)
Fer de lance offensif du club champenois l'année passée, Rémi Oudin peine à mettre une chaussure de foot devant l'autre depuis son transfert avorté à la Fiorentina. Peu inspiré, il n'a quasiment jamais combiné avec Mathieu Cafaro, Moussa Doumbia et Boulaye Dia, rendant les offensives champenoises brouillonnes et prévisibles.
La feuille de match
REIMS - NÎMES : 0-0
Stade Auguste-Delaune (12 329 spectateurs)
Temps humide - Pelouse de qualité
Arbitre : M.Turpin (4)

But : Aucun

Avertissements : Chavalerin (45eme), Romao (59eme), Foket (87eme) pour Reims - Fomba (39eme) pour Nîmes

Expulsion : Aucune


Reims
Rajkovic (7) - Foket (4), Disasi (5), Abdelhamid (5), Konan (5) - Romao (cap) (4), Chavalerin (4) - Oudin (4) puis Suk (80eme), Cafaro (4), M.Doumbia (6) puis Kutesa (76eme) - B.Dia (4) puis Donis (70eme)

N'ont pas participé : Lemaître (g), Nkada, H.Kamara, Munetsi
Entraîneur : D.Guion


Nîmes
Dias (5) - Paquiez (6), Briançon (cap) (7), Martinez (6), Miguel (6) - Philippoteaux (5) puis Buadès (92eme), S.Sarr (4), Fomba (4), Valls (5) - Ripart (4), Denkey (4) puis Duljevic (66eme)

N'ont pas participé : Rabouille (g), Valério, Landre, Alakouch, Sainte-Luce
Entraîneur
:
B.Blaquart

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