Youcef Touaïtia, Media365, publié le 19 avril
Bousculé d'entrée par un Olympique Lyonnais clinique, le Paris Saint-Germain a longtemps couru après le score avant de réagir trop tardivement.
Lyon assomme Paris d'entrée
Le PSG pensait pourtant installer son jeu avec une première longue séquence de possession, mais Lyon frappait immédiatement. Lancé dans la profondeur, Endrick profitait d'un marquage trop lâche pour ajuster Safonov après un tir sur le poteau (0-1, 6e). Les Parisiens vacillaient et frôlaient même le break sur une reprise acrobatique d'Abner, détournée par le gardien russe (12e). Submergés dans l'impact, les hommes de Luis Enrique cédaient une seconde fois sur une transition éclair : Endrick gagnait son duel et lançait Afonso Moreira, qui s'échappait pour doubler la mise d'une frappe à ras de terre (0-2, 18e).
Cueilli à froid, Paris tentait de réagir mais manquait de justesse dans les derniers mètres. Barcola voyait sa tentative contrée in extremis (29e), avant que Hernandez n'obtienne un penalty après une percée côté gauche. Gonçalo Ramos manquait cependant l'occasion de relancer les siens, butant sur Greif (33e). Touché, Vitinha devait céder sa place dans la foulée, symbole d'une première période compliquée pour un PSG longtemps brouillon et incapable de désorganiser un bloc lyonnais parfaitement en place.
L'OL résiste, Paris trop tardif
Au retour des vestiaires, le scénario restait le même avec une possession parisienne stérile face à un OL regroupé. Safonov devait encore s'employer devant Endrick (61e), tandis que les entrants Dembélé et Kvaratskhelia tentaient d'apporter du danger. Le Géorgien obligeait Greif à une belle parade (63e), avant de manquer le cadre de la tête (64e). Malgré quelques situations, Paris peinait à accélérer et se heurtait constamment à une défense lyonnaise impériale, incarnée par Niakhaté et Mata.
La pression parisienne s'accentuait dans le dernier quart d'heure. Dembélé trouvait la barre d'une frappe flottante (75e), mais Lyon continuait de tenir, discipliné et compact. Il fallait finalement attendre les derniers instants pour voir Kvaratskhelia relancer le suspense d'une frappe puissante après un appui avec Fabian Ruiz (1-2, 90e+4). Trop tard pour un PSG longtemps inoffensif, incapable de renverser une équipe lyonnaise réaliste et parfaitement organisée.

