Football - Ligue 1 Montpellier/Strasbourg après-match

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Ligue 111ème journée
Stade de la Mosson - Arbitre J. Brisard
  1. 68′ Laborde
  2. 32′ Delort
  3. 14′ Delort
  4. 9′ Pedro Mendes
  1. 44′ Ajorque
  2. 27′ Diallo
  3. 22′ Lala
Journaliste : DEMMERLE ARNAUD

, publié le 22 novembre

6 buts marqués en première période, la rencontre entre Montpellier et Strasbourg a été spectaculaire. À la fin, ce sont les hommes de Michel Der Zakarian qui l'emportent (4-3) et prennent la place de dauphin du PSG à Lille, en attendant le match du LOSC contre Lorient ce dimanche soir (21h).

Qui a dit que la Ligue 1 était frileuse ? Le championnat de France bat des records de buts depuis le début de la saison et cette rencontre entre Montpellier et Strasbourg est entrée dans les annales avec six réalisations durant la seule première mi-temps. Du jamais vu au XXIème siècle. Si la seconde a été moins prolifique, elle a été marquée par la volée gagnante et décisive de Gaëtan Laborde, qui permet au club de Laurent Nicollin d'enchaîner une troisième victoire de suite et de rejoindre Monaco à la deuxième place du classement en attendant les résultats de Lyon et de Lille. Strasbourg reste dans la charrette des relégués.

Delort, capitaine courage

Enthousiasmante, généreuse, spectaculaire et portée vers l'offensive, la formation de Michel Der Zakarian a montré beaucoup de panache et d'ambition dans le jeu. Elle a pu compter sur ses deux goléadors Andy Delort et Gaëtan Laborde. Le premier, nommé capitaine en lieu et place de Vitorino Hilton, remplaçant, a été dans tous les bons coups. Il a inscrit un doublé de la tête sur deux services de ses latéraux, d'abord du puissant et précis Junior Sambia (2-0, 13eme), puis du virevoltant Mihailo Ristic (3-2, 32eme) sur un amour de ballon de l'extérieur du pied gauche. Il est aussi passeur décisive d'une remise intelligente pour son compère de l'attaque, auteur d'une volée clinique (4-3, 68eme). Le troisième attaquant, Stéphane Mavididi, a, lui, logiquement souffert de la comparaison.

Comme à son habitude, Téji Savanier a été très précieux par sa justesse technique et a été décisif sur coups de pied arrêtés, notamment sur le premier but en délivrant un corner parfait pour la tête de Pedro Mendes (1-0, 8eme). Le Portugais a été moins à son avantage défensivement en concédant deux penalties, d'abord pour une main sur un crochet d'Habib Diallo (20eme), puis pour une faute sur Jean-Ricner Bellegarde (26eme). Son acolyte de la défense centrale, Daniel Congré, est, lui, fautif sur le but de Ludovic Ajorque (3-3, 45eme). Heureusement, le MHSC a pu compter sur un excellent gardien, le Suisse Jonas Omlin, explosif dans ses sorties face à l'ex-buteur de Clermont (2ème et 78eme).

Laurey sur un siège éjectable ?

Titularisé dans les cages strasbourgeoises, Eiji Kawashima, l'habituel troisième gardien dans la hiérarchie, a été moins impérial même s'il ne peut pas grand-chose à se reprocher et a mis sur orbite Bellegarde d'une relance précise et rapide. Le Japonais a tout de même été chercher par quatre fois le ballon au fond de ses filets. « On manque de détermination et de concentration », a expliqué Habib Diallo au micro de nos confrères de Téléfoot avant d'ajouter. « S'il faut inscrire cinq buts pour gagner un match, ça devient compliqué ». Buteur sur penalty (2-2, 26eme), l'attaquant sénégalais a aussi vendangé une énorme occasion en ne cadrant pas sa tête sur un service trois étoiles de Bellegarde (42eme). Celui-ci n'a pas ménagé ses efforts et a montré un gros volume de jeu.

Kenny Lala a, lui, transformé le premier penalty obtenu par son équipe (2-1, 20eme), à la deuxième tentative puisque Jonas Omlin avait repoussé la première de façon illicite. Mais il y a aujourd'hui trop de carences et de joueurs en méforme au Racing. Prêté par Monaco, Jean-Eudes Aholou n'a été que l'ombre de lui-même alors que la charnière Koné-Mitrovic ne dégage aucune sérénité. Les deux hommes sont surtout trop lents, trop patauds face aux attaquants adverses. La réception d'une équipe de Rennes dans le dur actuellement, le 27 novembre prochain (21h), apparaît déjà comme un match charnière pour le club de Marc Keller. Et peut-être encore plus pour l'entraîneur Thierry Laurey.

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