Jean Canesse, Media365, publié le 31 janvier
Monaco a corrigé Rennes samedi soir (4-0), se relançant dans la course à l'Europe. Le ralentissement se confirme, en revanche, pour les Bretons.
Dans une séquence captée par les caméras de Ligue 1+, à l'échauffement, les Rennais avaient exprimé leur intention de bousculer Monaco ce samedi soir, de mettre de l'intensité face à une formation qui avait beaucoup donné trois jours plus tôt contre la Juventus Turin en C1 (0-0). On ne sait pas si l'équipe de Sébastien Pocognoli a pris connaissance de ladite séquence avant le coup d'envoi mais c'est bien elle qui s'est montrée la plus intense à Louis-II, s'imposant logiquement en cette fin de semaine (4-0).
Inoffensive et constamment battue dans les duels en première période, la formation d'Habib Beye a rejoint les vestiaires en étant menée et sans avoir glané la moindre occasion franche. A l'inverse, l'ASM s'est procurée trois opportunités claires avec une frappe sur le poteau de Zakaria (16e), une autre de Balogun, soudaine, sortie par Samba (45e+5) et donc ce but inscrit par Fati passée la demi-heure. Après une passe verticale lumineuse de Teze, Balogun a pu servir l'attaquant espagnol dans la surface et ce dernier a trompé un Samba peu réactif d'un tir croisé au sol (1-0, 33e).
Akliouche n'a pas traîné
Sans que la raison ne soit communiquée, le buteur Fati a cédé sa place à Akliouche dès le retour des vestiaires et l'international tricolore n'a pas mis bien longtemps pour se montrer décisif. Après un tir dévié de Outtara, qu'il venait de décaler, Akliouche a hérité d'un service en or de Golovin pour marquer face au but vide (2-0, 48e). Le meneur monégasque fut ensuite à l'origine du troisième but, lui puis Biereth mettant sur orbite Coulilaby lors d'un contre éclair (3-0, 59e), alors que l'attaquant danois a signé une deuxième offrande en fin de rencontre pour le jeune Idumbo (4-0, 89e).
Largement battu ce samedi soir, dans la foulée du revers contre Lorient (1-2) et du nul avec Le Havre (1-1), le Stade Rennais a confirmé son net ralentissement dans la course à l'Europe. La troupe d'Habib Beye pourrait perdre sa sixième place dimanche, si Toulouse ou Strasbourg s'impose, alors que Lille et Lyon (qui s'affrontent) auront l'occasion de prendre leur distance en vue d'une qualification en Ligue des champions. L'ASM, toujours dixième, demeure loin de ce genre de considération mais, après avoir pris un point sur quinze, elle est revenue à quatre longueurs des Bretons. Et c'est déjà ça de pris.

