Arnaud Demmerle, Media365, publié le 1 mars
En supériorité numérique pendant près de 70 minutes, le FC Metz a chuté à domicile face au Stade Brestois (0-1), sur un nouveau coup de génie de Ludovic Ajorque. L'équipe d'Eric Roy confirme sa victoire face à Marseille, se rapproche des places européennes et enfonce un peu plus les Grenats dans la crise.
La série devient vertigineuse : douze matches sans victoire en Ligue 1 pour le FC Metz. La colère des supporters, auteurs d'une marche de protestation avant la rencontre, ne risque pas de retomber. Au classement, la situation se tend dangereusement : cinq points de retard, un goal-average défavorable sur l'AJ Auxerre, et un scénario cruel qui résume à lui seul la saison messine.
La stérilité messine
Car les Grenats avaient bien démarré. Deux situations pour Alpha Touré (4ème, 10ème), de l'allant et des intentions. Puis le tournant : l'expulsion de Daouda Guindo (23e), coupable d'une semelle involontaire mais dangereuse sur Koffi Kouao. Une décision qui fait bondir Eric Roy et... réveille paradoxalement Brest. À dix, les Finistériens ne plient pas. Kamory Doumbia trouve même la transversale de Jonathan Fischer sur une reprise du droit (37ème), à la réception d'un centre de Kenny Lala. Metz monopolise le ballon, mais sa domination reste stérile, symptomatique de ses difficultés chroniques en attaque placée.
Couderc infranchissable, Ajorque chirurgical
Au retour des vestiaires, le match bascule dans un autre registre. Peu sollicité avant la pause, Grégoire Couderc sort le grand jeu : une parade sur une frappe des 20 mètres de Maxime Colin (57ème) et un réflexe spectaculaire du pied devant Jean-Philippe Gamin (58ème). Il est encore vigilant sur une tête trop molle d'Habib Diallo (66ème). Et comme souvent dans ces soirées où le FC Metz pousse sans conclure, la sanction tombe. Sur une remise inspirée de la tête de Brendan Chardonnet, Ludovic Ajorque contrôle poitrine et enchaîne une volée du gauche aussi pure que décisive (69ème, 0-1). Saint-Symphorien se glace. Une semaine après son doublé face à Olympique de Marseille, l'attaquant brestois confirme son excellente dynamique.
Malgré un ultime coup franc audacieux de Nathan Mbala et une dernière horizontale de Grégoire Couderc dans le temps additionnel (95e), l'équipe de Benoit Tavenot s'incline encore. Brest enchaîne, lui, un cinquième match sans défaite (trois victoires, deux nuls), une première depuis près d'un an, et regarde à nouveau vers le haut. Les Finistériens ne sont plus qu'à quatre longueurs de l'AS Monaco, septième. À Metz, en revanche, l'urgence devient absolue.

