Arnaud Demmerle, Media365, publié le 10 avril
Après deux défaites de suite en Ligue 1, contre Lille et Monaco, l'OM s'est relancé grâce à sa victoire décrochée au Vélodrome face à Metz (3-1), lanterne rouge du classement, vendredi soir. Les Marseillais passent troisièmes avant le match du Losc dimanche.
Officiellement nommé ce vendredi, même si sa prise de fonctions ne sera effective que le 2 juillet prochain, Stéphane Richard peut savourer. Le nouveau président de l'OM a assisté au réveil de son club, qui a renoué avec la victoire après deux revers consécutifs face à des concurrents directs pour le podium, Lille (1-2) puis Monaco (2-1).Sans être vraiment en confiance ni particulièrement tranchant, Marseille n'a pas affiché un grand visage face à la lanterne rouge de Ligue 1. Mais les Phocéens ont assuré l'essentiel en reprenant la troisième place aux Dogues, avec trois points d'avance sur les Monégasques de Paul Pogba, battus quelques minutes plus tôt sur la pelouse du Paris FC (4-1). Les hommes d'Habib Beye n'ont pas eu à forcer leur talent face à des Messins qui, comme souvent cette saison, ont manqué de réalisme dans les deux surfaces et offert trop de cadeaux.
Aubameyang dans tous les bons coups
Sur une mauvaise relance de Sadibou Sané, Pierre-Emerick Aubameyang ne se montre pas assez clinique pour tromper Pape Sy à bout portant (9e). Le Gabonais se rattrape quelques minutes plus tard. À la suite d'une perte de balle d'Alpha Touré, Amine Gouiri puis Mason Greenwood accélèrent et le buteur marseillais fait trembler les filets d'une frappe croisée du droit depuis l'entrée de la surface, en glissant (1-0, 13e). Il n'est pas loin de s'offrir un doublé mais il est signalé hors-jeu pour quelques millimètres (31e).
Ses partenaires d'attaque ne sont pas aussi efficaces. L'international algérien ne trouve pas le cadre sur un service de l'Anglais (21e), tandis que ce dernier bute à deux reprises sur le gardien sénégalais du FC Metz (31e, 39e), désormais titulaire au détriment de Jonathan Fischer. Offensivement, les Grenats peinent à exister, même si Bouna Sarr se rappelle par intermittence au bon souvenir du Vélodrome. Sur l'un de ses centres, repoussé par Leonardo Balerdi, Gauthier Hein manque de réussite et trouve le poteau de Gerónimo Rulli, complètement battu (44e).
Pape Sy retarde l'échéance
L'OM pense rapidement se mettre à l'abri au retour des vestiaires sur un nouveau contre orchestré par Mason Greenwood. L'Anglais délivre une passe délicieuse dans l'axe, entre Maxime Colin et Giorgi Tsitaishvili, pour Paixão, qui double la mise d'un ballon piqué spectaculaire du droit (2-0, 48e). Mais le FC Metz réagit immédiatement et réduit l'écart dans la foulée grâce à son Géorgien, auteur d'une frappe qui passe entre les jambes de Benjamin Pavard puis sous le bras de Gerónimo Rulli (2-1, 49e).
Ragaillardis par ce but, les Grenats poussent pour égaliser. Jessy Deminguet se heurte à Gerónimo Rulli (62e), tandis que Nathan Mbala ne cadre pas sa reprise sur l'un de ses premiers ballons (87e). L'OM souffre et ne se met pas à l'abri, d'autant que les Marseillais butent longtemps sur un Pape Sy héroïque, décisif face à Mason Greenwood (59e) puis sur une tête de Leonardo Balerdi (62e).
Le portier messin ne peut toutefois rien dans le temps additionnel face à Hamed Junior Traoré, idéalement servi par Amine Gouiri après une mauvaise relance de Jean-Philippe Gamin (3-1, 90e+3). Le Vélodrome peut enfin s'enflammer, tout comme Stéphane Richard. Marseille se relance pleinement dans la course à la qualification directe pour la Ligue des champions. Le FC Metz, lui, n'a pas démérité, mais se rapproche un peu plus de la Ligue 2. Il pourrait se retrouver à onze points du barragiste auxerrois si les Icaunais s'imposent face à Nantes, samedi soir.

