Football - Ligue 1 Bordeaux/Metz après-match

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Ligue 127ème journée
Stade Bordeaux-Atlantique - Arbitre A. Petit
11°CTemps ensoleillé
  1. 14′ Kalu
  1. 92′ Vágner
  2. 73′ Delaine

, publié le 27 février

Samedi après-midi, Metz est allé l'emporter à Bordeaux (2-1) après avoir été rapidement mené, lors de la 27eme journée de Ligue 1. Une deuxième victoire de suite à l'extérieur qui propulse les Grenats à la cinquième place. Les Girondins sont plus que jamais en crise !



Le sourire de Thomas Delaine, le v de la victoire de Victorien Angban, la joie démonstrative du capitaine John Boye devant la caméra de Canal +... Le bonheur des joueurs messins tranchait avec le désarroi de leurs homologues bordelais, abasourdis par cette sixième défaite victoire en sept rencontres toutes compétitions confondues (dont une élimination par Toulouse en Coupe de France) et par un scénario cruel pour eux. Mais favorable et loin d'être immérité pour l'équipe de Frédéric Antonetti, décidément l'un des poils à gratter de cette saison de Ligue 1.

Nouveau coaching de Frédéric Antonetti

Déjà vainqueur à Nice (2-1), la semaine dernière, le FC Metz enchaîne une deuxième victoire de suite à l'extérieur et sur un score identique. Il confirme une nouvelle fois ses très bonnes prédispositions loin de Saint-Symphorien. Il n'a perdu que deux de ses douze derniers matches de Ligue 1 à hors de ses bases (six victoires et quatre nuls), remportant même cinq des sept derniers (deux défaites). Les Grenats ont pourtant raté leur première période et étaient logiquement menés au score malgré une belle frappe croisée de Lamine Gueye (20eme). Victorien Angban et Pape Matar Sarr étaient, par exemple, à la peine à l'entrejeu. L'Ivorien n'a clairement pas fait oublier Habib Maïga, suspendu. La pépite sénégalaise n'a d'abord pas eu son rendement habituel avant de se réveiller lors du second acte avec notamment une tête (50eme), une frappe vicieuse (62eme) et surtout une activité incessante. A l'image de toute son équipe.


Thomas Delaine, virevoltant dans son couloir droit, a sonné la révolte, multipliant les centres et les rushs. Sur l'un d'eux, il a profité de la léthargie de Paul Baysse pour enrouler parfaitement son ballon du droit (1-1, 77eme). Un but à la Thierry Henry pour cet ambidextre, qui signe son deuxième but en Ligue 1, après celui lors du derby perdu contre Strasbourg (1-2). Conscients du bon coup à jouer, les Messins n'ont pas desserré l''étau dans le money-time. Vagner Dias a d'abord manqué sa reprise de la tête sur un amour de ballon distillé par le chef d'orchestre Farid Boulaya (86eme). Le Cap-Verdien est en revanche idéalement placé pour conclure une contre-attaque qu'il avait initiée et donner la victoire aux siens sur une offrande de Thierry Ambrose, enfin décisif (2-1, 92eme). Le club de Bernard Serin est désormais juste derrière le Big Four et devient, semaine après semaine, un candidat crédible à l'Europe.

Costil retarde l'échéance

Il y a des coups du gueule qui secouent un vestiaire et sont salutaires. Celui de Laurent Koscielny, le capitaine bordelais, a semblé, dans un premier temps, porter ses fruits. Bordeaux a longtemps fait la course devant grâce à une bonne entame de match. Jean-Louis Gasset avait décidé d'innover avec un nouveau système en 3-5-2, dont la principale victime n'était autre qu'Hatem Ben Arfa, visé implicitement durant la semaine par Koscielny et sur le banc au coup d'envoi. De retour dans onze de départ, Samuel Kalu a mis son équipe sur les bons rails en reprenant parfaitement du pied droit sur un centre de Youssouf Sabaly, omniprésent dans son couloir droit (1-0, 14eme). Le Nigérian « bouffe » la feuille de match comme on dit sur un caviar de Rémi Oudin (63eme), à son avantage dans un rôle inhabituel de piston gauche. C'est le tournant de la rencontre.

Le Sud-Coréen Hwang Ui-Jo a été transparent du début à la fin alors que la recrue hivernale, Jean-Michael Seri, a été la rampe de lancement idoine pour son équipe avant de baisser pied après le repos. Tout comme Tom Lacoux et Mehdi Zerkane, dépassés au milieu de terrain. Derrière, Paul Baysse a livré un gros combat avec Aaron Leya Iseka, mais n'est pas assez agressif sur le but de Thomas Delaine.


Mexer a, lui, relativement bien contrôlé Lamine Gueye pour sa deuxième titularisation de suite. On ne peut rien non plus reprocher aux deux vieux briscards : Koscielny et Benoît Costil. Le premier a été rugueux quand il le fallait et très solide d'une manière générale. Le gardien girondin a longtemps retardé l'échéance. Il a sorti une belle frappe croisée de l'attaquant sénégalais (20eme) en première période. Il a davantage eu de travail en seconde période avec une reprise acrobatique de Delaine (51eme) ou une lourde frappe de Centonze. Mais ce Bordeaux 2020-2021 est tout simplement (encore) un très mauvais cru et pourrait devenir carrément bouchonné si la spirale négative venait à se poursuivre...

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