Que risque Marseille après le jet de pétard sur la pelouse de l'Orange Vélodrome ?

Que risque Marseille après le jet de pétard sur la pelouse de l'Orange Vélodrome ?©Media365

Raphaël Brosse, publié le samedi 26 janvier 2019 à 11h00

Vendredi, le match opposant Marseille à Lille (1-2) a été interrompu pendant près de quarante minutes après un jet de pétard sur le terrain. Que risque l'OM suite à cet incident ?



L'Olympique de Marseille ne s'en sort décidément pas. Que ce soit au niveau national ou sur la scène européenne, le club phocéen est régulièrement épinglé pour le comportement de certains de ses supporters. Et l'incident survenu vendredi, à l'occasion de la réception de Lille (1-2), ne va très certainement pas rester sans suites. Au cours de la deuxième période, un pétard jeté depuis la tribune Ganay a explosé sur la pelouse, non loin de l'endroit où se trouvaient Jordan Amavi et Kevin Strootman. L'arbitre a alors indiqué la direction des vestiaires aux vingt-deux acteurs. L'incertitude s'est mise à planer dans les travées de l'Orange Vélodrome : la rencontre reprendra-t-elle ou va-t-elle être définitivement arrêtée ? Après une quarantaine de minutes d'attente, Olympiens et Nordistes sont revenus sur le terrain et la partie a pu aller jusqu'à son terme.

Le précédent Saint-Symphorien

Le fait que le match ait pu reprendre - et se poursuivre sans autre anicroche - représente déjà une « bonne nouvelle » pour l'OM. Ainsi, les Olympiens ne s'exposent pas à une défaite sur tapis vert, sort qu'avait connu Bastia après un envahissement du terrain contre Lyon en avril 2017. Quelques mois plus tôt, en décembre 2016 l'affiche entre Metz et Lyon avait d'ailleurs été suspendue suite à un jet de pétard derrière le but d'Anthony Lopes. Une situation qui fait penser à celle vécue ce vendredi... Sauf qu'il n'y avait pas eu de reprise de la rencontre à Saint-Symphorien, les conditions de sécurité n'ayant pas été reconnues comme étant suffisantes. Verdict : un match rejoué à huis clos et un retrait de deux points pour les Messins (cette dernière sanction avait été réduite à trois points avec sursis après appel).

Une amende et du huis clos partiel pour l'OM ?

Si l'on s'en tient au passé récent, c'est le Saint-Etienne - Lyon de novembre 2017 (0-5) qui semble être le cas le plus comparable au Marseille - Lille de vendredi soir. Après la fameuse célébration polémique de Nabil Fekir, plusieurs supporters stéphanois avaient fait irruption sur la pelouse. Interrompu de longues minutes durant, le match avait finalement pu se terminer ce soir-là. Mais l'addition avait été salée pour les Verts, contraints de verser 5 000 euros d'amende (dont 2 500 euros par révocation de sursis pour déploiement de banderoles) et, surtout, sanctionnés de deux huis clos partiels. Les Ciel et Blanc seront-ils, en raison du passif de leurs supporters en termes d'incidents, plus sévèrement punis encore ? La commission de discipline de la LFP (qui se réunit tous les mercredis) apportera prochainement une réponse à cette question.

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