OM : Villas-Boas sait à quoi s'attendre

OM : Villas-Boas sait à quoi s'attendre©Media365
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Rédaction , publié le dimanche 20 octobre 2019 à 07h45

Alors qu'il a la confiance de ses dirigeants, André Villas-Boas est conscient qu'il doit rapidement redresser la barre, à l'Olympique de Marseille.



Il fut un temps pas si lointain où un mois sans la moindre victoire en championnat aurait fortement secoué la maison olympienne et généré un climat de crise qui aurait à coup sûr fait tomber quelques têtes. Si ce n'est pas au niveau de la barre technique, alors au sein de l'équipe de départ avec des cadres sautant comme des fusibles. Cette époque-là serait-elle révolue ? Ceux qui sont en place, et en particulier André Villas-Boas, auraient tort de le penser.

Strasbourg, un match à gagner à tout prix

L'OM reste actuellement sur quatre rencontres sans victoire. Une série négative qui est venue ternir les trois succès consécutifs glanés auparavant et qui avaient permis aux Phocéens de s'installer sur le podium. Et si l'onde de choc de ce chemin de croix n'a pas été aussi violente qu'à l'accoutumée c'est en raison de quelques circonstances atténuantes. L'équipe a connu beaucoup de défections ces dernières semaines, les joueurs continuent de s'adapter au style de jeu de leur nouveau coach et il y a aussi les décisions arbitrales défavorables qui ont pesé lourd dans les résultats enregistrés.

En raison de toutes ces contraintes, l'air demeure donc respirable du côté de la Commanderie et il n'y a pas encore de péril en la demeure. Néanmoins, ce calme apparent tient à très peu de choses et il n'en faut assurément pas grand-chose pour que l'atmosphère s'embrase. Comme par exemple un nouveau faux-pas ce dimanche contre Strasbourg à domicile. Sachant qu'il y aura un périlleux déplacement à Paris à négocier dans la foulée, nul doute qu'une défaite, ou même un nul, face aux Alsaciens sera rédhibitoire.

Même s'il n'est à Marseille que depuis quelques mois, André Villas-Boas n'est pas dupe. Il connait le contexte local et sait que l'immunité dont un entraîneur bénéficie quand il s'installe sur un nouveau banc est encore beaucoup plus courte ici qu'ailleurs. Ainsi, devant les journalistes vendredi, et tout en soulignant que « le championnat est encore long », il n'a pas manqué de reconnaître que le « bilan actuel est insuffisant ». Par ailleurs, et alors qu'il n'a pas choisi la facilité en plaçant la barre haut pour ce qui est des objectifs (sur le podium), il commence déjà à envisager une issue défavorable pour sa mission. Même s'il ne le fait qu'à demi-mot en affirmant qu'il « assumera ses responsabilités » en cas d'échec.

Villas- Boas, un temps de passage correct

Le technicien lusitanien a beau avoir un CV séduisant et le salaire conséquent qui va avec (de l'ordre de 5 M€ brut par an), il est soumis à la même loi que tous ses prédécesseurs. Seuls les bons résultats pourront le prémunir contre un départ anticipé, bien qu'on puisse imaginer que ses supérieurs sont prêts à faire preuve de patience pour le voir réussir du côté du Vélodrome. Jusqu'ici, avec 13 points sur 24 possibles depuis son arrivée, l'ancien coach de Chelsea signe le deuxième meilleur début de mandat pour un entraîneur à l'OM depuis un certain Marcelo Bielsa (2014-2015). Mais, quand on sait comment les Michel, Passi et Garcia ont tous fini, c'est à peine rassurant.

L'heure du rebond a donc sonné pour les Marseillais et « AVB » n'a plus une flopée de jokers à sa disposition. Face au Racing, seule la victoire comptera, afin de se relancer sur le plan comptable mais aussi pour retrouver la sérénité et un climat propice à un travail efficace. Et pour ce qui est de la meilleure façon pour y parvenir, le coach portugais ne s'embarrasse presque plus d'interrogations tactiques. « Nous sommes capables de faire mieux. On cherche à résoudre le problème. La solution pourrait être de mettre le premier but et nous pas de le prendre. » A appliquer dimanche soir lors de la réception des troupes de Thierry Laurey.

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