OM : Comment gérer l'incendie ?

OM : Comment gérer l'incendie ?©Media365
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Arthur Merle, publié le vendredi 17 janvier 2020 à 07h30

L'Olympique de Marseille, malgré une solide deuxième place en Ligue 1, vit une semaine agitée, entre la prise de parole cash d'André Villas-Boas et la plainte déposée par Jacques-Henri Eyraud. Bien parti pour se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions, le club phocéen va devoir gérer un début d'incendie qu'il a lui-même déclenché...

Deuxième de Ligue 1 à huit points du PSG et avec un matelas de cinq points d'avance sur Rennes (3eme), l'Olympique de Marseille n'a plus connu la défaite depuis la fin du mois d'octobre et a bouclé une phase aller de très bonne facture, avant de poursuivre sur sa lancée en ce début d'année. Même quand il a semblé proche de la catastrophe à Trélissac (1-1, 2-4 TAB), même quand il a longtemps bloqué à Rennes (0-1), le club phocéen s'en est sorti. Comme si rien ne pouvait lui arriver cette saison, surtout en championnat. Mais l'OM ne serait pas l'OM sans ses périodes de turbulences plus fréquentes que la moyenne. Et mercredi, à deux jours d'un 16eme de finale de Coupe de France à disputer à Caen, contre Granville, l'écurie olympienne a connu une journée très agitée.

Villas-Boas : « Une décision qui va contre ce qui a été fait ces six derniers mois »

Il y a d'abord eu cette conférence de presse surréaliste d'André Villas-Boas. Interrogé sur le recrutement par ses dirigeants de Paul Aldridge, venu aider le club à vendre des joueurs en Angleterre, le technicien portugais a fait part de sa surprise. Avant de tenir des propos lourds de sens : « Je suis venu ici pour la grandeur du club et pour Andoni (Zubizarreta, le directeur sportif, ndlr.). Mon futur est intimement lié à son futur. Sur le point de vue sportif, on a fait quelque chose en six mois qui a donné la stabilité a un des clubs les plus instables du monde sur un point de vue émotionnel, a-t-il expliqué, pas franchement emballé par l'éventuelle possibilité de voir des joueurs quitter le navire cet hiver : « Cette décision va contre ce qui a été fait sur ces six mois sportivement par moi et Andoni à ses côtés, mais c'est comme ça ».

Un déficit d'exploitation de 60 millions d'euros

La suite a été plus floue et l'ancien coach de Chelsea a expliqué être « un citoyen du monde » qui a « quitté contrat chinois de 12 M€ sans impôts pour faire le Dakar » et qui n'aura, clairement, aucun problème à changer de club pour aller découvrir un nouveau championnat. Un passage devant les journalistes venu rappeler deux faits importants : « AVB » n'est pas parti pour s'éterniser sur la Cannebière, et ce n'est pas une nouveauté. Mais aussi et surtout que l'OM est dans une situation financière encore précaire et qu'il se prépare à céder des actifs. Mardi, L'Equipe indiquait ainsi que le déficit d'exploitation marseillais s'élevait à hauteur de 60 millions d'euros et qu'une éventuelle qualification pour la prochaine Ligue des Champions servirait surtout à combler ce trou.

A cela est venue s'ajouter un épisode indirectement lié à la sortie de Villas-Boas. Déjà pris à partie par une frange des supporters phocéens, Jacques-Henri Eyraud a reçu une menace de mort explicite sur Twitter suite à la conférence de presse de son coach. Le président marseillais a ainsi été entendu par la police mercredi soir et a porté plainte. La question - à court terme - est désormais de savoir si ce climat de tension aura un impact sur le rectangle vert. Et pas de chance pour l'OM, quelques potentiels pièges se profilent.


Magie de la Coupe, suspensions... Attentions aux pièges pour l'OM

A commencer par cette rencontre face à Granville. On le lui rappelle régulièrement, mais le club olympien est un spécialiste pour se faire sortir par des divisions inférieures. Evian, l'US Quevilly, Grenoble ou encore Andrézieux, la saison dernière, ont créé l'exploit dans les années 2010. Et lors du dernier affrontement face à Granville, il y a quatre ans, dans la même compétition, l'OM ne s'était imposé que 1-0 sur la pelouse de l'actuel cinquième du groupe B de National 2. Il s'agira, ensuite, de négocier la réception d'Angers sans trois de ses cadres suspendus, pour certains bêtement : Boubacar Kamara, Bouna Sarr et Dimitri Payet. Puis viendront deux déplacements périlleux en quatre jours, sur les pelouses de Bordeaux puis Saint-Etienne. Jusqu'ici, tout allait bien à l'OM. Mais jusqu'à quand ?

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