L1 : A Nice, Marseille se contente de peu

L1 : A Nice, Marseille se contente de peu©Media365
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Julien Pereira, publié le jeudi 29 août 2019 à 00h20

Marseille n'a pas été brillant pour battre Nice, mais il a misé sur sa combativité pour s'imposer. Avec ses moyens, l'OM veut s'inscrire dans un cercle vertueux. Il n'a pas vraiment le choix.



Marseille s'est imposé à Nice. Hormis l'interruption de la rencontre consécutive au déploiement de banderoles à caractère homophobe, c'est à peu près tout ce qu'il faut retenir du déplacement phocéen sur le terrain des Aiglons. Mais l'OM s'en satisfait. Inutile de vous expliquer pourquoi. Comme d'autres, Steve Mandanda se charge de le rappeler, semaine après semaine : « Cette saison est assez compliquée, tout le monde le sait », a-t-il encore lâché, après la rencontre, à Canal+.

Combativité, solidarité : l'OM connaît ses armes

Plongé dans une période de vaches maigres, liée à la catastrophe économique causée par les mauvais résultats sportifs de la saison passée, le club phocéen a appris à se contenter de peu. Car c'est la meilleure façon de ne manquer de rien. Ainsi, le portier marseillais a rappelé qu'il était « important de gagner », notamment en vue de la réception de Saint-Etienne, ce dimanche. « Ce n'était pas le plus beau match, mais on a montré de belles choses dans la combativité, a aussi noté Mandanda. C'est aussi important d'avoir tenu jusqu'à la fin. »

Marseille joue donc avec ses armes, qui ne sont pas celles qu'un club de cette dimension devrait avoir. « Le groupe est réduit mais on est solidaire, a concédé le gardien de 34 ans. On l'est dans la difficulté, sur et en dehors du terrain. C'est ce qui nous permet de faire ce résultat. »

Et maintenant, l'OM veut se mettre en confiance

L'OM est-il condamné à faire de la survie tout au long de la saison ? Peut-être pas. Car son entraîneur, André Villas-Boas, tente tout de même de matérialiser ses idées. Comme il le peut. En étudiant les habitudes de Nice, il a vu que les Aiglons jouaient « avec une ligne de défense haute », comme il l'a expliqué à Canal+. Il a donc fait en sorte que ses joueurs jouent « dans le dos de la défense ». Ce qui n'a pas fonctionné, Patrick Vieira ayant vite compris le subterfuge et rectifié la donne.

Et ensuite ? « On a bloqué dans la construction, on a adapté le système en 4-2-3-1 pour le pressing », a précisé AVB. Sans que ces changements aient un véritable impact dans le jeu, puisqu'il a fallu un penalty provoqué par Valère Germain pour reprendre l'avantage. Qu'importe : « Cette victoire récompense tous les efforts que les gars ont fait, a assuré le technicien portugais. Elle va apporter de la confiance pour la réception de Saint-Etienne. » Voilà une autre force de l'OM. Gratuite, elle aussi. Et heureusement.

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