L'OM en 4-4-2 contre Reims ? L'idée mérite d'être étudiée

L'OM en 4-4-2 contre Reims ? L'idée mérite d'être étudiée©Media365

Rémi Farge, publié le samedi 02 février 2019 à 08h07

Privé de Florian Thauvin et de Dimitri Payet, Rudi Garcia aurait tout intérêt à tenter un 4-4-2 pour le déplacement de l'OM à Reims ce samedi (21h00). Cela permettrait aussi de ne pas trop isoler Mario Balotelli, encore un peu juste physiquement.

Certains diront qu'une équipe qui change régulièrement d'organisation tactique est une formation capable de s'adapter à son adversaire et aux circonstances d'un match. Dans le cas de l'OM, cela relève davantage de la recherche du bon équilibre. Après le 4-2-3-1, le 4-3-3 et la défense à trois, voilà maintenant qu'on songe à évoluer à deux devant. Cette possibilité de jouer à deux attaquants, il en a souvent été question à Marseille. Surtout lorsque Valère Germain a posé ses valises sur la Canebière. Plusieurs fois, on a rappelé la réussite de l'ancien attaquant de Monaco et de Nice quand il était épaulé par un partenaire aux avant-postes. Mais avec Dimitri Payet et Florian Thauvin dans le onze, difficile de procéder de la sorte. Et c'est finalement un système taillé pour ceux qui ont longtemps été ses deux leaders techniques que Rudi Garcia a progressivement installé. Avec une seule pointe.

Garcia : « Jouer à deux attaquants avec Balotelli, c'est possible »

Mais ce samedi soir (21h00), à Reims, l'OM sera privé de Dimitri Payet, blessé, et de Florian Thauvin, suspendu. Comme les deux internationaux français manqueront encore à l'appel face à Bordeaux la semaine prochaine, l'entraîneur marseillais aurait tout intérêt à trouver une parade tactique durable. Tenter le 4-4-2 à plat ne paraît pas si fou. Surtout depuis l'arrivée de Mario Balotelli. Remplaçant contre Lille, l'Italien n'a toujours pas 90 minutes dans les jambes, mais il « jouera plus », a promis Rudi Garcia en conférence de presse.

« Jouer à deux attaquants avec Balotelli, oui c'est possible, a reconnu l'entraîneur de l'OM. Ce qu'il faut, c'est ne pas le laisser esseulé, mais ce n'est pas dans notre philosophie de jeu. Il doit avoir le soutien des autres attaquants, que ce soit sur les côtés ou avec lui. » Morgan Sanson, présent devant les médias avec son coach, y croit aussi, voyant en l'ancien Niçois « un point d'appui important » qui lui rappelle « Bafetimbi Gomis en plus rapide et plus technique. » L'ancien Montpelliérain pourrait être un bénéficiaire d'un changement de système, lui qui aimerait se « stabiliser en milieu relayeur ».

Radonjic a gagné du crédit

Pour lui, il faudrait en revanche faire avec la concurrence de Kevin Strootman, Maxime Lopez voire Luiz Gustavo, si ce dernier remonte d'un cran. Mais alors qui sur les côtés ? Lucas Ocampos à gauche, sans surprise, et peut-être Nemanja Radonjic à droite. Le Serbe a marqué des points contre le LOSC, contre qui il aurait pu ouvrir le score sans l'intervention du VAR. « J'espère et je pense que Radonjic a eu un déclic. Il apporte de la vitesse, de la profondeur. Il est combatif. J'espère qu'il est parti », a confié Rudi Garcia. Car il faudra être très bon offensivement pour ramener quelque chose d'Auguste-Delaune face à la quatrième meilleure défense de l'élite. « Reims défend très bien prend peu de buts. À l'aller, on avait été bons, mais on n'avait pas trouvé la faille », a rappelé Garcia. A deux, ça marchera peut-être mieux...

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