Comment l'OM peut-il se relever de ce fiasco ?

Comment l'OM peut-il se relever de ce fiasco ?©Media365

Rémi Farge, publié le lundi 07 janvier 2019 à 07h15

Humilié par Andrézieux en Coupe de France dimanche, l'Olympique de Marseille traverse sa pire crise de l'ère McCourt. Le « Champions Project » semble bien loin, et l'urgence est de se relever d'un fiasco qui fera date. Mais comment ? Pas si simple.



Humilié par Andrézieux, club de National 2, en 32eme de finale de la Coupe de France, l'Olympique de Marseille a débuté l'année 2019 de la pire des manières. Mais ce qui est plus embêtant encore, c'est que club phocéen a en effet lancé ce nouveau millésime comme il avait conclu le précédent. Car avant de chuter lamentablement à Geoffroy-Guichard dimanche, l'OM avait terminé 2018 par six matchs sans victoire, dont une élimination dès son entrée en lice en Coupe de la Ligue contre Strasbourg. En ce 7 janvier, voilà donc les Marseillais privés de toutes les compétitions annexes au championnat.

Eyraud et Garcia promettent des changements

Comment se relever de pareille déroute ? La question mérite d'être posée et les réponses ne sont pas si évidentes. Car face à Andrézieux, l'OM ne peut se réfugier derrière aucune excuse. Impossible de parler de pelouse, comme cela a pu être le cas pour Angers, sorti par Viry-Châtillon samedi (1-0). Impossible de mettre en avant le manque de réussite des attaquants phocéens, car si Marseille a effectivement beaucoup frappé au but dimanche, il faut reconnaître qu'aucun tir n'avait la conviction nécessaire pour espérer tromper la vigilance du gardien adverse. Impossible, enfin, de se réfugier derrière un quelconque turnover. Rudi Garcia avait bien procédé à quelques changements, mais avec Mandanda, Sarr, Amavi, Gustavo, Sanson, Thauvin, Payet, Ocampos ou encore Germain, on parle quasiment d'un onze-type. « Il faut oublier notre égoïsme et notre situation personnelle. C'est le club qui paye notre salaire et on a besoin de respecter davantage le club », a grondé Luiz Gustavo dans des propos rapportés par La Provence.

Il va vite falloir rectifier le tir. Car dès dimanche prochain, l'OM accueillera un Monaco
sans doute transformé (après Naldo, Fabregas et d'autres devraient débarquer le Rocher), puis retournera la semaine suivante dans le Chaudron pour y affronter Saint-Etienne. En fin de mois, le LOSC, qui avait corrigé Marseille à l'aller (3-0), débarquera à son tour sur la Canebière. « Il faut changer, tester des approches nouvelles », a préconisé Jacques-Henri Eyraud dimanche après-midi après la défaite contre Andrézieux. Le président marseillais continue de soutenir l'entraîneur qu'il a prolongé en octobre, et on l'imagine mal faire autrement. Mais de cette manière, il invite celui-ci à revoir son fonctionnement. Message reçu par Rudi Garcia : « Ça va changer. On va trouver des solutions, il n'y a que ça à faire. On ne se contentera pas de paroles, il faudra des actes », a-t-il promis en conférence de presse.

Le Mercato comme bouée de sauvetage pour Marseille ?

Dans les prochains jours, le Mercato sera scruté de près à Marseille. Face à une telle situation, il sera une arme bienvenue pour corriger les maux du moment. Mario Balotelli est l'un des dossiers prioritaires de l'OM, qui travaille aussi sur l'arrivée d'un arrière gauche (Lucas Lima ?). La prestation lunaire de Jordan Amavi a dû renforcer les dirigeants olympiens dans leur nécessité de renforcer la défense. Adil Rami, touché au dos ce week-end, reviendra dans le groupe. Un retour qui ne sera cependant décisif que si l'international français retrouve son meilleur niveau, et pas celui de la première partie de saison. Car si le club phocéen en est là, c'est aussi parce que ses meilleures individualités ne répondent plus. Steve Mandanda et Dimitri Payet en ont été un exemple terrible dimanche. En fait, l'OM est un bateau qui prend l'eau de toutes parts. Un navire qui coulera sans un grand capitaine à la barre. Reste à savoir qui peut enfiler l'uniforme.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.