L1 - Lorient : Cette relégation, ils en sont tous coupables

L1 - Lorient : Cette relégation, ils en sont tous coupables©Media365
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Geoffrey Steines, publié le lundi 29 mai 2017 à 00h15

Incapable de bien négocier l'après-Christian Gourcuff, Lorient retrouvera la L2 la saison prochaine, après onze années consécutives dans l'élite. Des joueurs aux entraîneurs successifs en passant par les dirigeants, ils sont tous responsables de cette situation.

« Notre maintien se jouera aussi peut-être dans le cadre d'un match de barrage. Il ne faut pas découvrir ça au fil de la saison, mais s'y préparer dans les têtes. » Dès le mois d'octobre, dans un entretien accordé à Ouest-France, Loïc Féry avait eu comme une prémonition. Le président de Lorient ne voulait alors pas verser « dans le catastrophisme ». Il se trouve certainement dans un état d'esprit bien différent après la sanction tombée dimanche. Son équipe incapable de dominer Troyes à domicile en barrage retour (0-0) pour remonter son déficit du match aller (2-1), elle évoluera en L2 la saison prochaine. Une première depuis onze ans pour les Merlus. « Si on n'est pas capables de marquer des buts chez nous dimanche soir, c'est que l'équipe n'a rien à faire en L1 », avait prévenu Bernard Casoni avant la rencontre. L'entraîneur lorientais a eu sa réponse.
Des joueurs trop friables mentalement
Le pouvoir offensif des Morbihannais apparaissait pourtant comme leur meilleur atout dans la course au maintien. Il a failli au plus mauvais moment, à l'instar d'un Benjamin Moukandjo maladroit au Moustoir. Le regard dans le vide et les yeux embués de larmes dans un contexte bouillant, les supporters les plus vindicatifs ayant décidé de montrer leur mécontentement en envoyant des fumigènes sur la pelouse, les Lorientais ont certainement vu leur saison défiler. Ils se sont rappelés qu'ils étaient maintenus jusqu'à l'égalisation miraculeuse de Ronny Rodelin pour Caen contre le PSG (1-1) lors de la dernière journée de L1. Ils se sont aussi remémorés tous les moments difficiles vécus dans une saison où ils auront passé 24 journées dans la peau de la lanterne rouge. Irréguliers offensivement et fébriles défensivement, friables mentalement à tel point qu'ils étaient capables du meilleur (victoire 1-4 à Lyon par exemple) comme du pire, ils n'auront jamais pu évoluer dans la sérénité. Les cadres se sont vite délités dans cet environnement tendu et personne n'a su tirer vers le groupe vers le haut sur la durée.
Le départ de Gourcuff jamais digéré
La faute en partie à une gestion à l'emporte-pièce du tandem Féry-Hayes. Le FCL a payé un recrutement sans plus-value, hormis l'arrivée de Steven Moreira et dans une moindre mesure le retour d'Arnold Mvuemba. Surtout qu'au cours de l'été, le club a perdu des joueurs-clés (Raphaël Guerreiro, Yann Jouffre, Lamine Gassama), même jusque dans les dernières heures du Mercato, avec le départ de Didier Ndong pour Sunderland juste avant la clôture. Tout ça n'a pas facilité le travail de Sylvain Ripoll, qui n'a pris que six points sur les dix premières journées et l'a payé d'un limogeage. Ce départ d'un technicien au club depuis 21 ans balayait pour de bon les dernières poussières du passage fondateur de Christian Gourcuff. Ce dernier était parti à l'issue de la saison 2013-14 et d'une deuxième huitième place consécutive en L1 en très mauvais termes avec sa direction. Un présage négatif pour les Merlus, qui n'ont jamais réussi à faire évoluer leur mode de fonctionnement pour apprendre à vivre sans Gourcuff. Sans expérience au haut niveau hormis celle de seconder son mentor, Ripoll a touché ses limites.
Six matchs sans victoire pour finir
Il n'a pas su bonifier son groupe et a vécu deux premières saisons compliquées (16eme puis 15eme) avant que le couperet ne tombe. Il a alors fallu plus de deux semaines pour que Lorient se trouve un entraîneur, signe d'une gestion à vue et sans véritable projet. Des noms ont été balancés en pagaille jusqu'à la nomination de Casoni pour une opération commando qui était bien parti pour échouer, tant le projet de jeu restrictif et le message du nouveau coach passaient mal auprès du vestiaire. Sauf qu'un miracle à Nancy, où Lorient était mené jusqu'à la 85eme minute avant de s'imposer (2-3), a relancé la machine lorientaise fin mars. Le problème, c'est que les Merlus ont lancé le sprint trop tôt. Après avoir pris douze points sur quinze possibles entre la 30eme et la 34eme journée, ils n'ont gagné aucun de leurs six derniers matchs. Comme par hasard, sous la pression, ils sont retombés dans leurs travers d'une saison galère. Il ne fallait pas pour rester sur le fil qui était suspendu au-dessus du vide depuis trois ans. Mais cette fois, ils n'ont pas réussi à se rattraper de leur pas de travers.

A voir aussi :
>>>Le compte-rendu du match
>>>Le film du match

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6 commentaires - L1 - Lorient : Cette relégation, ils en sont tous coupables
  • le grand responsable de la relegation du fc lorient en ligue 2 c est tout simplement le president monsieur fery le president bonne chance en ligue 2 en esperant une remontee prochaine dans l interet de la region bretonne signer un retraite breton

  • il aurait fallu que les merlus rasent leur barbe ils auraient été plus leger.Heureusement

    le ridicule ne tue pas !!

  • Deux équipes très proches..........Avec l'exemplaire et talentueux Monsieur Nivet qui a fait LA différence au match aller. L'ESTAC ne vole surtout pas son retour en ligue 1, mais Lorient n'a pas réussi ses 2 matchs de barrage, hélas.

  • Monsieur Fery est fautif, pour lui le seul but faire de l'argent en vendant les meilleurs joueurs , plutot que de payer un entraineur digne de ce ce nom pour sauver le club! et si il garde les memes dans le staf il ne sont pas près de remonter en ligue 1

  • Ferry n'a toujours pas compris que le maillon faible est Franck Haise;avec une telle tétine tu ne peux pas faire de miracle.Et puis après le départ de GOURCUFF,le jeu a disparu du moustoir qui va sonner bien creux en ligue 2....

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