Juba Touabi, Media365 : publié le jeudi 16 juillet 2026 à 19h45
Une semaine et demie après son arrivée dans le Nord, le nouvel entraîneur de Lille, Davide Ancelotti, s'est présenté à la presse.
L'intégration semble déjà réussie. Arrivé sur le banc du LOSC cet été, Davide Ancelotti n'a pas caché son enthousiasme lors de sa première grande prise de parole. « Je me sens déjà un Dogue à 100 % », a lancé le technicien italien, séduit par l'accueil reçu et par un groupe qu'il décrit comme talentueux et animé d'une véritable « culture de l'exigence du travail ». Convaincu dès son premier échange avec le président Olivier Létang, il voit dans ce club « en train de grandir » une « opportunité magnifique ».
Sur le plan du jeu, le nouveau coach lillois a dessiné les contours de sa philosophie : de l'énergie, de la discipline, un « football courageux » porté par des joueurs techniques, avec une priorité claire ; conserver le ballon et le récupérer immédiatement en cas de perte. Mais pas question pour autant de faire table rase du passé. Respectueux du travail accompli avant lui, Ancelotti a résumé sa démarche d'une formule imagée : « Les animaux changent leur peau mais ils ne perdent pas leur identité. » Le LOSC devra faire de même, en préservant notamment sa solidité.
Davide veut écrire sa propre histoire
Quant aux objectifs, l'Italien reste mesuré tout en affichant ses ambitions : conserver le cap européen dans une Ligue 1 qu'il connaît et juge « très difficile », où la concurrence est féroce. Impossible d'éluder la question du patronyme. Fils de Carlo, l'un des entraîneurs les plus titrés de l'histoire, Davide refuse pourtant de fuir cet héritage. « Je suis très heureux d'être Ancelotti », a-t-il assuré, rappelant qu'il a eu « la chance de pouvoir apprendre du meilleur ». S'il se dit là pour « écrire son histoire » et refuse toute comparaison. Il a également expliqué qu'il n'hésitera pas à décrocher son téléphone pour solliciter un conseil paternel, « sans même payer », a-t-il glissé dans un sourire.
Son parcours, atypique en apparence, plaide pour lui. Quatorze ans déjà que l'Italien travaille dans le football, avec des débuts en France comme préparateur physique du PSG (2012-2013), avant une longue carrière d'adjoint dans des clubs aux standards très élevés ; le Bayern Munich, Naples, Everton, puis le Real Madrid. Son passage éclair comme numéro un à Botafogo, dans l'environnement bouillant du football sud-américain, a achevé de le forger : « Aujourd'hui, je suis un entraîneur meilleur. » Aux Dogues, désormais, d'en profiter.














