L1 - Lille : Piqué au vif et enfin acclimaté, Luiz Araujo doit confirmer

L1 - Lille : Piqué au vif et enfin acclimaté, Luiz Araujo doit confirmer©Media365
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Julien Pereira, publié le samedi 10 mars 2018 à 07h30

Auteur de prestations plutôt convaincantes ces trois dernières semaines, Luiz Araujo s'est réveillé au moment où le LOSC a le plus besoin de lui. Mais Christophe Galtier, qui a tout fait pour accélérer son acclimatation, en attend encore plus.

Parmi toutes les dépenses estivales qui ont précipité le LOSC dans un gouffre financier, il en avait été la deuxième plus élevée. Et depuis son arrivée dans le Nord, Luiz Araujo avait surtout donné l’impression que le club lillois avait balancé 10,5 millions d’euros par les fenêtres. Jusqu’à cette fameuse entrée en jeu lors d’un match crucial face à l’Olympique Lyonnais, disputé dans le cadre de la 26eme journée de Ligue 1, le 18 février dernier. A la demi-heure de jeu, le Brésilien avait remplacé au pied levé Anwar El Ghazi, blessé. Avant de mettre le feu à la défense des Gones, avec une passe décisive, d’abord, puis grâce à un but, ensuite, pour permettre aux Dogues d’accrocher un nul inespéré (2-2).

Galtier a trouvé l'électrochoc, Luiz Araujo a travaillé

La semaine précédente, il n’avait même pas été inclus dans le groupe retenu par Christophe Galtier pour affronter Nantes. Preuve que le déclic a porté ses fruits. Egalement buteur à Nice la semaine dernière, l’ancien joueur de Sao Paulo a fait plus lors de ses trois derniers matchs de Ligue 1 que lors de ses 21 premiers, où il n’avait scoré qu’une seule fois, devant Troyes, mi-octobre. Alors, fallait-il simplement l’écarter et remettre son investissement en cause pour obtenir une telle réaction de sa part ? Certainement. « Il s’est enfin mis au travail, a d’ailleurs confié son coach en conférence de presse. Peut-être qu’il a accepté ce que doit être une séance d’entraînement et une charge de travail au quotidien. J’ai vu une évolution dans son investissement au quotidien ».

Le fameux « temps d’acclimatation »Le natif de Taquaritinga a aussi dû trouver une maturité, de son explosion éclair au Brésil, où il n’a découvert le monde professionnel qu’en 2016 après avoir brillé dans les catégories de jeunes, avec lesquelles il a remporté la Coupe du Brésil (U17 et U20) et la Copa Libertadores (U20). Il avait à peine découvert l’exigence d’un nouveau football que la direction lilloise l’a arraché à son club formateur pour le lancer dans la tyrannie du Vieux Continent. « Peut-être qu’il a digéré l’adaptation, le décalage des saisons, a renchéri Galtier. Comme tout étranger, il lui faut une adaptation avec le climat ». Pour accélérer l’acclimatation de l’attaquant, justement, l’ancien coach de l’AS Saint-Etienne s’est beaucoup appuyé sur Joao Sacramento, ex-entraîneur intérimaire du LOSC pour la période post-Bielsa devenu adjoint du Marseillais.

Sacramento, essentiel pour l'attaquant

Lors de sa conférence de presse de présentation, le technicien français avait souvent évoqué le rôle de l’éducateur portugais, notamment pour faciliter la transmission des consignes et faire tomber la barrière de la langue le séparant d’un effectif largement composé de jeunes joueurs sud-américains. Après son but inscrit face à l’OL, Luiz Araujo s’était d’ailleurs immédiatement jeté dans les bras de Sacramento. « Il est celui qui m’aide, qui me traduit le quotidien, avait-il confié en zone mixte après la rencontre. Il m’a beaucoup aidé, m’a donné la force. C’est pour cela que je voulais partager ce moment de bonheur avec lui ». Y en aura-t-il d’autres ? Le joueur de 21 ans a tout pour les multiplier. « J’ai reçu de nombreux conseils de la part du coach, cela m’aide énormément, a-t-il lâché. J’ai dû apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture et une météo très différente. J’ai beaucoup évolué depuis le début du championnat ».

En 2018, Luiz Araujo est froid face au but, chaud dans les stats

Plus que le déclic lyonnais, l’année 2018 a marqué une vraie césure par rapport à ses premiers mois inquiétants. Lors de la première partie de saison, il n’avait cadré qu’un quart de ses tirs (24%). Depuis le début de l’année, il a réglé la mire et presque deux tiers de ses tentatives sont dangereux (64%). Plus juste dans la finition, il l’est aussi dans les transmissions, puisque son pourcentage de passes réussies s’est aussi largement accentué (de 73 à 86%). Alors, forcément, Galtier a encore monté d’un cran son niveau d’exigence, avant la réception de Montpellier, deuxième meilleure défense du championnat, ce samedi, lors de la 29eme journée de Ligue 1. « Je ne suis pas étonné de le voir marquer. Il marque beaucoup à l'entraînement : pas seulement dans le travail spécifique face au but, mais aussi dans les formes jouées, a assuré le coach lillois. Il est très adroit, très froid ». Le climat, on vous dit.

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